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	<title>Jeremie NOËL &#187; Mines d&#8217;argent</title>
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	<description>Photos et récits de voyages</description>
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		<title>Comment survivre aux mines d&#8217;argent de Potosi</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 20:29:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>wpjnoel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Récits de voyage]]></category>
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		<description><![CDATA[On oublie trop souvent que les 7 nains, avant de consacrer leur risible existence à entretenir l&#8217;albinos frigide, étaient de vaillants mineurs. Et pour cela, ils méritent notre respect le plus absolu. Ce d&#8217;autant qu&#8217;ils sifflaient en allant miner&#8230; Tel était l&#8217;état de nos passionantes réflexions en ressortant, sains et saufs, des mines de Potosí, [...]]]></description>
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<div class="pix_column pix_column_730 alignleft" data-class="pix_column alignleft pix_column_730">
<p>On oublie trop souvent que les 7 nains, avant de consacrer leur risible existence à entretenir l&#8217;albinos frigide, étaient de vaillants mineurs. Et pour cela, ils méritent notre respect le plus absolu. Ce d&#8217;autant qu&#8217;ils sifflaient en allant miner&#8230;</p>
<p>Tel était l&#8217;état de nos passionantes réflexions en ressortant, sains et saufs, des mines de Potosí, où, putain, on a encore bien cru qu&#8217;on allait tous y rester.</p>
<h2>Expédition dans les mines d&#8217;argent de Potosi</h2>
<p>En effet, après nous être levés de bon matin pour aller affronter avec un courage très relatif le dédale tortueux et toxique (silice, souffre,&#8230;) des galeries percées depuis 5 siècles dans le Cerro Rico (ce qui le fait ressembler à une gigantesque termitière), nous faisons connaissance avec notre groupe et le guide, Pedro, qui préfère qu&#8217;on l&#8217;appelle Roi Scorpion (on le comprend).</p>
<div id="attachment_2445" class="wp-caption aligncenter" style="width: 509px"><a href="http://jeremie-noel.com/wp-content/uploads/2013/05/decharge-potosi.jpg"><img class=" wp-image-2445 " alt="Décharge mines de Potosi" src="http://jeremie-noel.com/wp-content/uploads/2013/05/decharge-potosi.jpg" width="499" height="614" ></a><p class="wp-caption-text">La décharge que l&#8217;on nous fait signer avant de nous aventurer dans les mines d&#8217;argent de Potosi&#8230; Ca donne confiance.</p></div>
<p>Il nous annonce, avec des trémolos dans la voix, que nous sommes le meilleur groupe, que les autres groupes vont vouloir nous tuer à coup de dynamite mais que, comme nous sommes les plus forts (&#8220;¡ los mejores gringuitos de mi vida !&#8221;), c&#8217;est nous qui allons les occire à coup d&#8217;explosif. Galvanisés par cette causerie exaltante, nous jettons un oeil aux membres de notre groupe de choc. Hum&#8230; en termes de mercenaires d&#8217;élite, il faudra repasser. Je cite en vrac : deux Irlandaises, tâches de rousseur et dents de lapin (que nous appellerons Bugs et Bunny pour la suite du récit), une australienne affligée du syndrome de la bouteille d&#8217;Orangina (Orangina), et une anglaise rousse et à moitié chauve (Pudding).</p>
<p>D&#8217;un coup, on est moins confiant&#8230;</p>
<p>Pas de panique cependant, on va mettre à profit les attributs de chacun afin de surprendre les autres groupes :<br>
- Nous cacherons les batons de dynamite entre les énormes fesses d&#8217;Orangina.<br>
- Bugs et Bunny rongeront la roche pour permettre à notre char d&#8217;assaut de passer par les boyaux les plus étroits.<br>
- Enfin, Pudding fermera la marche afin que nous puissions l&#8217;abandonner en pâture aux prédateurs en cas de coup dur (à l&#8217;instar des vieillards dans les tribus de primates).</p>
<p>La stratégie ainsi établie, il s&#8217;agit désormais de s&#8217;équiper : casque, lampe frontale, pantalon, veste et bottes en caoutchouc&#8230; La panoplie du parfait petit éboueur, sans oublier les batons de dynamite, la nitroglycérine et le masque de nuit Air France, prouvé très efficace pour filtrer silicates et monoxyde de carbone. J&#8217;aime autant vous dire qu&#8217;on a fière allure (sans vous parler de la dégaine de nos consternantes équipières).</p>
<p>On prend une gorgée de la boisson favorite des mineurs : de l&#8217;alcool de canne à sucre &#8220;potable&#8221; à 96 degrés (origine probable de l&#8217;expression &#8220;se coller une mine&#8221;). Après ça, on se sent beaucoup moins anxieux (presque téméraires) pour affronter &#8220;El Tío&#8221;, dieu/diable des mineurs, espèce de monstre doté d&#8217;une impressionnante érection, idolâtré au fond d&#8217;une galerie.</p>
<div id="attachment_2444" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://jeremie-noel.com/wp-content/uploads/2013/05/El-tio-potosi.jpg"><img class="size-full wp-image-2444" alt="El Tio à Potosi" src="http://jeremie-noel.com/wp-content/uploads/2013/05/El-tio-potosi.jpg" width="300" height="401" ></a><p class="wp-caption-text">El Tio, dieu des mineurs bien caché au fond d&#8217;une galerie des mines d&#8217;argent de Potosi</p></div>
<p>On est donc partis pour 2h à ramper dans des tunnels creusés au fil des ans à la dynamite et dont les poutres de soutien n&#8217;inspirent qu&#8217;une confiance très relative. N&#8217;oublions pas qu&#8217;il fait 35 degrés, que nous sommes à 4100 mètres d&#8217;altitude et que l&#8217;air est suffocant, ce qui rend la progression dans la mine très pénible. On mâche de la feuille de coca en quantité industrielle pour tenir le coup. On s&#8217;enfonce à 150 mètres à l&#8217;intérieur de la mine puis on descend au niveau inférieur, 60 mètres plus bas. Tout cela pliés en deux, voire rampant dans le soufre (pas recommandé à nos amis claustros). Tout au fond, nous rencontrons un mineur, couvert de sueur, de boue et de substances toxiques qui s&#8217;apprête à s&#8217;ouvrir une brèche à la dynamite. Nous le couvrons de présents somptuaires (soda, feuilles de coca, dynamite) afin qu&#8217;il nous épargne. A notre grand soulagement, il y consent et nous pouvons rebrousser chemin jusqu&#8217;à l&#8217;air libre. Ouf, on a survécu&#8230; pourtant, on a encore bien cru qu&#8217;on allait tous y rester.</p>
<p>Le temps pour les guides de nous faire une petite démonstration d&#8217;explosion de dynamite (ça ressemble à un gros bâton de wasabi) boostée à la nitroglycérine et on rentre à l&#8217;hôtel El Turista (qui porte si bien son nom).</p>
<h2>Les conditions de travail inhumaines des mineurs</h2>
<p>Pour être sérieux une seconde, les conditions de travail  des mineurs (dont l&#8217;espérance de vie ne dépasse pas 45 ans) sont <span style="line-height: 1.8em;">atroces et</span><span style="line-height: 1.8em;"> ne se sont presque pas améliorées depuis le XVIè siècle&#8230; A l&#8217;époque, Potosi était l&#8217;une des villes les plus riches du monde grâce à l&#8217;extraction d&#8217;argent qui alimentait les caisses de l&#8217;Etat espagnol. Aujourd&#8217;hui, après plus de 4 siècles d&#8217;exploitation, la montagne n&#8217;a plus grand chose à offrir aux mineurs mais reste une des seules sources de revenus et d&#8217;emploi possible pour la population locale. </span>
<span style="line-height: 1.8em;">On se demande aussi comment cette montagne fait pour tenir encore debout avec les plus de 600 galeries qui y sont percées chaque jour. Les risques d&#8217;effondrement sont de plus en plus grands (certains scientifiques avancent même que le Cerro Rico aurait du s&#8217;effondrer sur lui-même il y a plusieurs dizaines d&#8217;années).</span>
<span style="line-height: 1.8em;">Comme disait Coluche, &#8220;plus y&#8217;a de gruyère, plus y&#8217;a de trous et puis plus y&#8217;a de trous, bah, moins y&#8217;a de gruyère&#8221;.</span>
</div>
</div>
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