Jeremie NOËL

Photos et récits de voyages

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Comment survivre à l’ascension du Mont Kilimandjaro ?

Le nom impressionne mais en réalité, le Kilimandjaro, c’est l’alpinisme pour les touristes. Les trois seules choses qu’il faut savoir faire, c’est boire de l’eau, marcher doucement, tout doucement, et ne pas trop penser au petit Jean-Jacques.

Se préparer pour le Kilimandjaro : vêtements techniques et sport intensif On ne va pas se raconter d’histoires, le plus grand plaisir quand on se lance dans ce genre d’expédition, c’est l’équipement. On y pense des mois avant, on va faire des repérages devant les vitrines du Vieux Campeur - ce qui prend toujours un temps considérable puisque il y a une boutique différente pour chaque accessoire. On essaie, on hésite, on choisit une paire de collants ou de chaussettes comme on choisirait un smoking pour aller aux Oscars. Ce qui est important, c’est que le vêtement soit technique. Plus il est technique, plus il est vilain et plus il est cher… et plus le sentiment d’accomplissement au moment de l’acquérir est intense. Quand on mentionne le Kili, l’œil du vendeur du Vieux Campeur s’illumine, alerte et cupide. Le Kili, c’est pour les mecs qui ne sont jamais montés sur une montagne. On va pouvoir les arnaquer. Et en plus, ils seront contents. - Aaah ! Vous allez faire le Kili ? Ouais, super aventure. Mais c’est complexe de s’équiper pour le Kili parce qu’il fait chaud en bas, humide au milieu et très froid en haut. - Ah bon ? - Ouais. Du coup, il vous faut quatre types de chaussettes, une paire de collants synthétiques, une paire de collants en laine de mérinos et le sous-pull technique qui va avec, une doudoune légère avec capuche et une grosse doudoune sans capuche pour l’ascension finale, là il faudra un bonnet, vous avez un vrai bonnet technique ? Ah et il faut aussi une parka technique – ha ha non monsieur, non votre manteau de ski ne convient pas, t’entends ça Michel, il veut faire le Kili avec son manteau de ski… Donc je disais une parka technique, douze t-shirts techniques, des chaussures de randonnée amphibies, deux paires de gants, une polaire légère, une polaire épaisse, un pantalon de randonnée léger, un pantalon de randonnée moyen, un pantalon de ski, une couverture de survie et surtout des Balisto, c’est important ça les Balisto. - Et ça coûtera ? - A peine trois mois de salaire. - Super, merci monsieur, c’est justement ce que je comptais mettre. Parce que comme en plus c’est pas trop cher le voyage, ben on se disait qu’on pouvait se lâcher sur les vêtements techniques. On est contents. Vraiment. Ruinés mais c’est pas bien grave parce que cette polaire orange en poils, on la remettra au bureau tout le temps… c’est un bon investissement. On dirait pas comme ça, mais on a trois mois de salaire en vêtements techniques sur le dos L’autre étape indispensable, c’est la préparation physique. On a tout un programme. On va courir deux fois par semaine, on arrête de boire pendant un mois et on mange sainement. Bon. En fait. En janvier, il fait froid, il flotte, il fait nuit tout le temps. On va peut-être pas aller courir. Déjà, je prends les escaliers une fois sur deux et en plus, il paraît que c’est pas si dur le Kili, c’est de la promenade. On sait faire, ça, se promener. Et puis le cidre et la bière, c’est pas vraiment de l’alcool, si ? Bref, on est prêts, affutés comme des lames. C’est l’heure de partir. Au pied du Kilimandjaro : briefing, formalités et abri à touristes Ethiopian Airlines, une escale gastronomique à l’aéroport d’Addis Abeba (le petit-dej le plus infâme de l’hémisphère Nord, pour l’expérience, ça vaut le détour), deux visionnages d’Everest dans l’avion pour se mettre en confiance et on arrive, frais, sur le tarmac de l’aéroport international de Kilimandjaro. Le temps de faire quelques selfies avec des Indiens, toujours volontaires, et on va prendre nos quartiers dans un hôtel mignon situé à proximité de la porte Machame d’où nous partirons le lendemain matin. On fait la connaissance de nos deux guides, Salum et Joshua, qui nous expliquent comment ça va se passer. On retient deux choses : il faut marcher tout doucement (« pole pole ») et si on ne vomit pas plus d’une fois par jour, c’est que ça va. Une fois par jour ?? Une fois par jour. L'indispensable selfie sur le tarmac avec un Indien On signe une décharge pour se mettre en confiance et ils vont vérifier notre équipement. On bombe un peu le torse. Côté équipement, on peut difficilement faire mieux. On a de quoi ouvrir une filiale du Vieux Campeur à Moshi. Pourtant, le moins qu’on puisse dire, c’est que Salum et Joshua n’ont pas l’air très impressionnés. Ils déballent tranquillement nos sacs d’un air un peu affligé. Ils jaugent puis finissent par nous dire que ça devrait aller, moyennement convaincus. On a le moral dans les chaussettes (en poil d’alpaga) et en plus ils ont foutu un bordel pas possible, faut tout refaire… On va se balader pour jeter un œil au sommet vu d’en bas. C’est beau et on a du mal à croire qu’avec un peu de chance, dans 4 jours, on sera en haut. On dîne en buvant de l’eau (c’est décidé ce coup-ci, on arrête l’alcool) et on va se coucher tôt. Demain, on attaque la voie Machame en 6 jours. On nous a dit que ce n’était pas la plus facile mais quand même celle où il y a le meilleur taux de réussite. On a accepté le paradoxe, c’est la « Whisky road », la voie des vrais alpinistes. On raille au passage ceux qui ont choisi la voie Marangu (surnommée « Coca-Cola Road »), bonne pour les vieillards, les pleutres et les infirmes. Le Kilimandjaro vu d'en bas L’aventure commence. Enfin l’aventure. On est deux et on a une équipe de douze personnes pour nous aider à monter : deux guides, un cuisinier et neuf porteurs. On est des aventuriers mais si on n’y arrive pas on a quand même l’impression qu’ils nous porteront jusqu’au sommet pour la photo (et ça, c’est l’erreur que le petit Jean-Jacques a faite). On part de la porte Machame et le premier camp pour la nuit est le camp… Machame. Très inspirés en matière de noms nos amis. A la porte, il y a une trentaine de groupes qui s’apprêtent à partir. Pendant que les guides vont remplir les nombreuses formalités d’entrée (et notamment la double pesée pour s’assurer que personne n’aura plus de 20 kg à porter pendant l’expédition), nous on est parqués dans un « abri à touristes » (« tourist shelter »). Là chacun se jauge, jalouse d’un œil expert la technicité remarquable de tel ou tel élément d’équipement, moque silencieusement le novice qui attaque déjà ses provisions. On évalue, à part soi, la probabilité de croiser son voisin au sommet. A côté du « tourist shelter » de la porte Machame un mardi de février, les coulisses de l’élection de Miss Wisconsin baignent dans une atmosphère follement bienveillante. Les formalités achevées – et c’est déjà très bon signe - on part les premiers, auréolés d’un petit complexe de supériorité. On n’a rien fait à part trois photos à côté du panneau Kilimandjaro (au cas où on renonce dans 2h, on aura quand même de quoi faire les malins en rentrant) mais si on part les premiers, c’est qu’on est les meilleurs. La voie Machame : du camp Machame au camp de base, Barafu, sans vomir La première journée est light, parce qu’on est parti quasiment à midi. On traverse la forêt, il fait tiède et humide, on déjeune d’un succulent poulet rôti. Commence surtout la rengaine absolue de l’ascension du Kilimandjaro : boire, marcher « pole pole », pisser, boire, pisser, marcher « pole pole », pisser, boire… On sort de la forêt en arrivant au camp, à pile 3000 mètres d’altitude (plus que 3000, on y est presque). Le camp en lui-même évoque plutôt l’élégance de celui, sous le métro aérien, de la place Stalingrad mais les paysages sont bien plus spectaculaires. On a vue d’un côté sur le sommet du Kilimandjaro et de l’autre sur celui du mont Meru. Au coucher de soleil, c’est sublime. Coucher de soleil sur le sommet du Mont Kilimandjaro depuis Machame Camp Au premier camp, on prend les petites habitudes qui ne changeront plus. Les porteurs ont filé devant nous pour tout préparer. Quand on arrive au camp, ils ont monté notre tente pour dormir et une autre tente pour prendre les repas. C’est palace. Certains groupes « de luxe » ont même une tente chiottes. Nous on se débrouille avec les petites cabanes façon « Slumdog Millionaire » plantées un peu partout dans la montagne. Plus on monte et plus ça devient… plaisant. Les fameuses cabines-toilettes du Kilimandjaro, propres et agréables Ensuite le rituel est toujours le même. Bassine d’eau tiède pour faire ses ablutions, goûter (popcorn et thé au miel), repos dans la tente ou sur le camp puis on retourne dans la tente-salle à manger pour le briefing de la journée du lendemain, la visite médicale (mesure du pouls, du taux d’oxygène, petit questionnaire sur l’état de santé général : nausées, maux de tête, maux de ventre, etc.) et le dîner. Les guides nous forcent à manger énormément. Pour nous donner de l’énergie et pour stocker car l’altitude fait souvent perdre l’appétit et ils veulent qu’il nous reste des réserves si on n’arrive plus à manger à l’approche du sommet. Un petit tour dehors pour observer les étoiles et on se couche. Ce sera, à peu de choses près, tous les soirs pareil. Les journées de marche s’enchaînent et le paysage est vraiment varié. Après la forêt du premier jour, on passe dans ce qu’ils appellent le moorland (la steppe ?) où la végétation est rase mais jolie puis, à la toute fin, dans le désert alpin. Par cette voie, on tourne autour de la montagne et les points de vue changent sans cesse. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit si différent d’un jour sur l’autre. On monte assez vite. Le deuxième soir, on est déjà à 3750 m d’altitude, au Shira Cave Camp (dont la situation est exceptionnelle), le troisième à Baranco Camp (à 3900 m mais avec un passage à 4600 m dans la journée) et le quatrième, c’est le camp de base pour l’ascension, Barafu Camp à 4673 m. Chaque soir le pouls accélère un peu, le taux d’oxygène baisse mais on n’a toujours pas vomi, presque pas mal à la tête. Et chaque soir, on se dit qu’on va passer au travers du mal des montagnes et qu’on a vraiment une chance d’y arriver. Les journées sont assez longues mais on marche doucement et il n’y a aucune difficulté technique particulière. Le principal enjeu, c’est de trouver un rocher derrière lequel aller pisser tous les 300 mètres. Quand on marche, on parle peu, à part pour se moquer, beaucoup de nous-mêmes, un peu des autres. On croise souvent les mêmes personnes mais comme on est autistes (et français), on ne leur parle jamais. Alors on les affuble de surnoms ridicules. Et on se dit d’un air narquois : « si lui peut faire, je peux le faire, surtout la vieille là, ou le mec tout petit et barbu qui ressemble au gros copain de Frodon ». Voilà, on est au camp de base. Jusqu’à présent on n’a rien fait à part boire et manger du ragoût en quantités industrielle. Mais à se répéter « on est au camp de base », on finit par se prendre pour Edmund Hillary. Ca sonne bien « camp de base », ça sonne aventurier. Même rituel que d’habitude : goûter, repos, visite médicale (pouls 100 / oxygène 85%, c’est bon, on peut y aller), dîner gargantuesque (on n’aura jamais perdu l’appétit), dernier briefing et on va se coucher, pas longtemps parce que le réveil pour préparer l’ascension finale est prévu à 23h30. En fait de réveil, on ne se sera jamais endormi, hantés par le fantôme du petit Jean-Jacques (c’était le sportif de la bande, un warrior, et pourtant il a quand même fait une embolie pulmonaire en redescendant du sommet, on n’a rien pu faire…), le vent qui plaque la tente sur nous, les effets de l’altitude qui commencent à se faire sentir (sur le crâne, les poumons, le ventre…) et l’excitation de presque toucher au but. Summit night : le jour le plus long On ne dort pas mais on vient quand même nous réveiller. J’ai mal au ventre et envie de vomir pour la première fois de l’expédition, pas de pot. Il faut quand même se forcer à ingérer un infâme porridge pour se réchauffer et finir d’enfiler toutes les couches (de vêtements, hein, j’ai pas mal au ventre à ce point) : 2 paires de chaussettes, collant, pantalon léger et pantalon de ski, t-shirt technique, polaire, doudoune, parka, 2 paires de gants, écharpe, bonnet et capuche. Il va faire froid ; on monte le long de l’arête, à découvert, en pleine nuit et il y a beaucoup de vent. Il y a à peu près 6h d’ascension, entre 4600 et 5900 mètres. Et on a l’impression que ça en dure 34. Le soleil se lève derrière le mont Mawenzi, on touche au but... Comme il y a beaucoup de vent, Salum ne veut pas qu’on s’arrête ou alors 2 minutes maximum le temps de grignoter un petit truc pour garder un peu d’énergie. Il doit faire -15° ou -20° donc si on attend plus longtemps on gèle sur place. J’ai toujours la nausée, ma lampe frontale est tombée en panne au bout de 4 minutes et l’eau a gelé dans le tuyau de mon camel bag donc je ne peux plus boire. Jusqu’à présent, tout se passe exactement comme prévu. Les conditions sont optimales pour en profiter. Plus que 5 heures dans le noir à regarder les pompes du guide devant moi et à scruter le mont Mawenzi à L’Est. Quand le soleil commencera à poindre, on devrait approcher du sommet. Mais ça reste désespérément noir pendant un temps qui parait infini. On a l’impression de ne plus avoir une once d’énergie mais on continue à avancer, comme des automates, sans dire un mot, en scrutant la pression de l’altitude sur nos poumons, sans vraiment savoir si on va y arriver. De temps en temps, on voit quelqu’un s’arrêter, faire demi-tour. Et nous, on avance. C’est, sans hésitation, l’effort physique le plus dur qu’on n’ait jamais fait. Le froid, l’altitude, la fatigue… mais quand le mont Mawenzi commence à s’allumer, qu’il ne reste plus que quelques mètres avant d’atteindre Stella Point (le point bas du plateau qui forme le sommet du Kilimandjaro) et qu’on comprend qu’on va y arriver, la sensation est indescriptible. Les quelques glaciers qu'il reste au sommet du Kilimandjaro Il fait beau, le lever de soleil est spectaculaire. On marche encore 45 minutes le long du cratère pour atteindre Uhuru Peak, le point culminant de l’Afrique à 5895 mètres. Les autres montagnes nimbées de brume, le contraste du sable brun du cratère avec le blanc éclatant de ce qu’il reste de glaciers… on est épuisés mais le paysage est magnifique. On va faire les malins devant le panneau, très fiers… avant de réaliser qu’il y a 60 personnes qui arrivent au sommet chaque jour (y compris la vieille et le nain du Seigneur des Anneaux). Ca fait relativiser l’exploit. Voilà, au sommet du Kilimandjaro, frais et dispo Il ne reste plus qu’à redescendre, ce qui est en fait la partie la moins marrante (on est cuits et on n’a plus d’autre objectif qu’un lit, une douche et une bière à l’arrivée). Repas de fête au camp de base (jus de pomme, beignet de pain et omelette aux frites) et on continue à descendre jusqu’à 3000 mètres dans un camp sordide où on s’effondre immédiatement. Ca fait plus de 30h qu’on n’a pas dormi, en passant de 3900 m à 5900 m à 3000 m. On zappe même les popcorns. Le lendemain, on fait la cérémonie du pourboire avec notre équipe (sans les pourboires parce qu’on n’a pas de liquide, et pour cause, vu le taux de change, il faut une brouette), on se congratule en chansons, on retraverse la forêt l’esprit léger et on va signer une dernière fois le registre en bas de la montagne conquise. Avant de se dire définitivement au revoir, Salum nous emmène déjeuner. On prend le plat traditionnel du coin, poulet frites, et quelques bières. On est saouls. Et on apprend qu’en Tanzanie, quand on est nul à l’école, soit on devient guide sur le Kilimandjaro, soit on devient… instituteur. Bien vu. Joshua, Salum, Baraka, et tout l'équipe qui nous a aidés à grimper au sommet Photos Kilimandjaro


Itinéraire : 1 semaine au Laos

Voici une proposition d’itinéraire assez tranquille pour passer une semaine dans le Nord du Laos : Luang Prabang, Muang La et Nong Khiaw.

Jours 1 et 2 : On passe les trois premiers jours à Luang Prabang, la capitale du Nord. Enclavée entre deux bras du Mekong, la ville se visite en arpentant la grande rue principale. Il y a des temples à chaque coin de rue, des boutiques d’artisanat local partout, quelques musées et le fameux night market tous les soirs. Il existe de nombreuses adresses où l’on mange très bien et l’on peut sinon simplement aller paresser sur les bords du Mekong. La croisière sur la rivière pour le coucher de soleil est un must. Parmi les quelques activités vraiment sympas, les visites du Palais Royal, des temples Wat Xieng Thong, Wat Aham et That Mak Mo, du marché de Phosi. A moins d’être un grand fan, le centre d’ethnologie est évitable. On peut également monter au sommet du mont Phousi pour avoir une vue surplombante sur la ville et le fleuve. Un peu décevant toutefois. Nuits à Luang Prabang. Jour 3 : Exploration des environs de Luang Prabang à commencer par la très jolie vallée de Nam Khan où l’on peut découvrir les cascades de Tad Sae. On peut aussi aller voir, et éventuellement monter, les éléphants à cet endroit. Les éléphants sont persécutés au Laos et ce camp œuvre de façon visiblement très sérieuse à leur protection et réhabilitation. On monte quand même sur leur dos… Difficile de savoir quelle est vraiment la bonne chose à faire. L’après-midi, excursion à la très jolie cascade de Tad Kouang Si, dans les bassins de laquelle on peut se baigner. Nuit à Luang Prabang. Dernier étage de la cascade de Tad Kouang Si à proximité de Luang Prabang Jour 4 : On commence par une balade en bateau sur le Mekong pour aller visiter les grottes de Pak Ou, dans lesquelles on retrouve des quantités étonnantes de statues de Bouddha. Les grottes sont amusantes et les paysages alentours commencent à être vraiment jolis. Ca vaut le détour. Puis on prend la voiture pour couvrir les quelque 200 km qui nous séparent de Muang La. La route est un peu longue et éprouvante (beaucoup de lacets et route en état très moyen). A l’arrivée, le Muang La Lodge est un eco-lodge exceptionnel. Nuit à Muang La. Croisière en bateau sur le Mekong vers la grotte de Pak Ou Jour 5 : Le matin, on part à pied visiter le village de Pak La. La promenade elle-même est belle. On longe la rivière Nam Pak et les collines recouvertes de végétation dans lesquelles la brume, dense, vient s’accrocher. Au retour, on traverse la rivière sur une petite barge en bambou et on passe par le temple de Chiao Pha Kham Sing, sympa mais pas incroyable. C’est sur le chemin de toute façon. L’après-midi, ça vaut le coup de profiter de la situation de l’hôtel pour se baigner dans les sources chaudes (ou dans la rivière). Les repas sont également délicieux, un menu gastronomique laotien avec des influences françaises ou italiennes. Nuit à Muang La. Paysage de la rivière Nam Pak, tout près de Muang La Jour 6 : Le matin, route jusqu’à Muang Khua. En chemin, on s’arrête dans un des villages pour visiter un marché traditionnel et une « distillerie » d’alcool de riz. De Muang Khua, on prend un bateau pour une croisière de 4 heures sur la rivière Nam Ou. Très vite, le paysage devient spectaculaire. On glisse au milieu de la végétation et des immenses massifs karstiques. Vraiment immanquable. On vogue jusqu’à Nong Khiaw, un joli village niché au milieu d’un de ces défilés, au bord de la rivière, entouré de collines majestueuses. Nuit à Nong Khiaw. Jour 7 : Le matin, on part à pied jusqu’au village de Ban Hat Sao où l’on peut voir les métiers à tisser traditionnels mais aussi tirer un peu plus loin jusqu’à une mini-cascade. La cascade en elle-même n’a aucun intérêt mais la balade dans la forêt est plutôt jolie. De là, on repart en bateau jusqu’à Nong Khiaw. L’après-midi, on va faire la balade jusqu’au point de vue sur la ville (Ban Sop Houn, je crois). La randonnée n’est pas très longue mais très pentue (compter entre 45 min et 1h15 selon le rythme pour monter). La vue d’en haut est magnifique, à 360° sur la ville et la vallée tout autour. Nuit à Nong Khiaw. La rivière Nam Ou, le long de Nong Khiaw Jour 8 : On repart vers Luang Prabang par la route. En chemin, on peut s’arrêter à la grotte de Phathok. On peut refaire un petit tour dans Luang Prabang, ou rester un jour de plus pour aller dans un des parcs qui proposent des zipline dans la forêt. Puis on repart de l’aéroport de Luang Prabang. Temple à Luang Prabang Photos Laos


Itinéraire : 10 jours dans l’Ouest américain

Proposition d’itinéraire pour un voyage de 10 jours dans l’Ouest américain entre Moab (Canyonlands et Arches) et les parcs de Grand Teton et du Yellowstone.

Région de Moab : Arches, Canyonlands, Dead Horse Point Jour 1 : Arrivée à l’aéroport de Salt Lake City. On loue une voiture et on part directement pour Moab (environ 4 heures de route), petite ville comptoir un peu absurde mais à proximité immédiate de deux des plus beaux parcs de l’Ouest américain, Canyonlands et Arches National Park. En arrivant, comme on n’a pas tout à fait assez conduit, on va faire du buggy dans l’arrière-pays de Moab et la fameuse piste Hell’s Revenge, sensations garanties. Nuit à Moab. Formations rocheuses sur la route entre Arches National Park et Moab en fin de journée. Jour 2 : On passe la journée entière à Arches National Park (plan du parc), spectaculaire mais pas immense. Il y a de nombreuses randonnées à faire mais on commence par celle qui mène à Delicate Arch (celle qu’on voit partout en photo), posée sur le rebord d’un grand cirque en pierre et à travers laquelle on aperçoit les La Sal Mountains. Il vaut en réalité mieux y aller en fin de journée, la lumière y est incroyable au coucher de soleil. On enchaîne avec Landscape Arch (à faire plutôt au lever du soleil) et on finit la journée dans la Windows section avec les mini balades qui mènent à Double Arch, Balanced Rock et les North & South Windows. Nuit à Moab. Delicate Arch, l'une des arches les plus photographiée d'Arches National Park Jour 3 : On commence la journée par un tour en hélico pour survoler la région de Moab. Cher mais superbe. Puis on fait la route vers la section la plus courue de l’immense parc de Canyonlands : « Island in the sky » (plan du parc). Là aussi, on fait quelques randonnées, à commencer par la vertigineuse balade de Grand View Overlook. On enchaîne avec un bout du Upheaval Dome et on finit à Mesa Arch pour le coucher de soleil. Nuit à Moab. Le bleu des lacs de potassium au milieu du désert de l'Utah, tout près de Moab, vu d'hélicoptère Jour 4 : Le matin, on file vers une section beaucoup plus confidentielle de Canyonlands, the « Needles ». La route, qui contourne le parc, est beaucoup plus longue mais magnifique. Sur place, c’est un peu moins spectaculaire que  « Island in the Sky » mais beaucoup plus tranquille. On ne croise quasiment personne. On fait une petite randonnée à Cave Spring et on explore le reste en voiture. On rentre tranquillement en admirant à nouveau les paysages grandioses de cette route. Le soir, on retourne à Arches pour observer les étoiles. Moab est censé être un des endroits où le ciel est le plus limpide au monde. C’est sympa mais pas non plus complètement bluffant, y’a quand même pas mal de lumières autour. Nuit à Moab. Quelques vaches sur la route entre The Needles, une section reculée du parc de Canyonlands, et Moab Jour 5 : On repart de Moab pour remonter vers le Nord. On s’arrête à Dead Horse Point, immanquable mais c’est juste un point de vue.  Puis on remonte jusqu’à Salt Lake City où on déjeune chez In & Out burger, on va visiter le petit complexe absurde des Mormons et on reprend la route qui mène à Yellowstone. On s’arrête pour la nuit à Rock Springs, l’endroit le plus moche du monde. Nuit à Rock Springs. Dead Horse Point Grand Teton & Yellowstone Jour 6 : On reprend la route tôt et sans regret vers Jackson Hole. En chemin, on croise quelques bleds absurdes (Eden, Wyoming, incroyable), des lamas et une rivière rouge sang. On arrive à Jackson Hole pour le déjeuner. L’aprem, on va faire une petite promenade dans le Parc National de Grand Teton (je m’en remets pas) : Taggart Lake. Pas mal. On roule un peu dans le parc aussi pour voir le coucher de soleil sur la barre montagneuse enneigée, vraiment magnifique. Nuit à Jackson Hole. Coucher de soleil orageux sur la chaîne de montagnes de Grand Teton National Park Jour 7 : Le matin, on retourne dans le parc de Grand Teton (plan du parc) pour faire une petite croisière sur le Lake Jenny. Puis on continue vers le Nord jusqu’à la South Entrance du Yellowstone. Alors dans le Yellowstone (plan du parc), il faut un peu réfléchir à la façon d’organiser son temps parce que le parc est immense. On commence par l’Est de parc, en allant faire le tour du West Thumb Geyser Basin qui donne un premier bel aperçu des piscines aux couleurs insensées qu’on peut trouver un peu partout dans le parc. Puis on continue jusqu’à Lake Village en s’arrêtant un peu tout le temps au bord de la route. Nuit à Lake Village. Une des piscines aux couleurs impossibles du West Thumb Geyser Basin, dans le parc du Yellowstone Jour 8 : Grosse journée. On part de Lake Village pour aller dans le secteur Ouest. On reprend la même route que la veille et on refait une petite pause à West Thumb pour voir les bassins au soleil. Puis on continue la route jusqu’au fameux geyser Old Faithful, appelé ainsi pour sa régularité. C’est un peu l’usine et pour chaque éruption, il y a des centaines de gens massés sur des gradins. C’est grotesque mais le geyser est impressionnant. Moi, ce qui m’excite le plus, c’est l’étape d’après, le Midway Geyser Basin où on trouve le Grand Prismatic Spring, sorte de grand lac multicolore complètement incroyable. Mais il y a un piège. Depuis la promenade du Midway Geyser Basin, on le voit d’en bas et donc pas très bien. Beaucoup de fumée, des grandes coulées orange, un peu de bleu impossible qu’on aperçoit entre les volutes quand le vent souffle dans le bon sens. Mais la vue qui mérite le voyage, c’est l’a vue d’en haut, de l’autre côté. Pour y accéder, il faut s’arrêter au bord de la route un peu avant le parking et prendre le chemin de randonnée qui part de là et monte sur une petite colline qui surplombe la source. Même si c’est fermé, il faut absolument y aller. Après cela, on continue la route jusqu’à Mammoth Hot Springs, tout au Nord du parc. En chemin, on fait de petits arrêts pour observer les bisons et jeter un œil aux différents points d’intérêt : Fountain paint pots, Gibbon Falls, Artist paintpots, etc. En arrivant, on va faire un tour le long des formations délirantes de Mammoth Hot Springs. Nuit à Mammoth Hot Springs. Les sources blanc albâtre de Mammoth Hot Springs, dans le parc du Yellowstone Jour 9 : Le matin, on refait un petit tour dans les Mammoth Hot Springs puis on fait la route vers l’Est jusqu’à Canyon Village. Le coin est assez spectaculaire avec ses grandes falaises jaunes, et la rivière qui serpente au fond du canyon. J’ai adoré. Sur la route, on prend notre temps pour observer quelques animaux : des bisons, des cerfs et même un bébé ours noir sur le bord de la route. On revient tranquillement vers Mammoth Hot Springs pour le coucher de soleil sur les paysages lunaires du coin. Nuit à Mammoth Hot Springs. La Yellowstone River, près de Canyon Village, serpente entre les falaises jaunes Jour 10 : C’est le dernier jour dans le Yellowstone alors on repart vers le Sud pour aller faire une assez longue randonnée à Norris Geyser Basin, immanquable là aussi. Des petits geysers, des bassins colorés, des rivières vert fluo… En chemin, on a fait une mini pause à Roaring Mountain, un pan de montagne percé de trous qui fument en continu. Puis on retourne faire un petit tour à Old Faithful et surtout Grand Prismatic. Je ne m’en lasse pas. On finit la journée en prenant la route plein Ouest vers le West Entrance. Nuit à West Yellowstone. Grand Prismatic Spring, l'un des paysages les plus spectaculaires du monde, dans le parc du Yellowstone Jour 11 : Le matin, on retourne rapidement dans le Parc à Firehole Falls (pas indispensable) puis on rebrousse chemin jusqu’à la West Entrance pour refaire la route jusqu’à Salt Lake City d’où on redécolle le soir. Un oiseau perché sur le dos d'un bison, dans le parc du Yellowstone Photos Grand Teton & Yellowstone


Itinéraire : 10 jours en Sicile

VOICI UNE PROPOSITION POUR L'ITINÉRAIRE D'UN VOYAGE DE 10 JOURS dans le Sud de la Sicile, de Catane à Palerme en passant par Syracuse, Agrigente et Caltabellotta.

Jour 1 : Arrivée à Catane et route pour Syracuse. Visite de la magnifique vieille ville (la presqu’île d’Ortygia) à pied. Le Duomo est incontournable, surtout au coucher du soleil quand les derniers rayons viennent incendier la façade, mais le vrai plaisir de Syracuse reste de flâner au hasard des ruelles entre les palais anciens et les remparts du bord de mer où l’on peut se baigner. Nuit à Syracuse. Une bulle de savon passe devant le Duomo de Syracuse. Jour 2 : Le matin, on retourne se balader dans Ortygia puis on passe une partie de l’après-midi au Parco Archeologico qui offre quelques ruines sympas (sans plus) mais surtout de jolis jardins et des grottes spectaculaires. Pour le coucher de soleil, on va se percher sur le toit de l’une des nombreuses églises de la très jolie ville de Noto, où l’on reste dîner. Nuit à Syracuse. Noto, de nuit, vue depuis le toit d'une des nombreuses églises de la ville. Jour 3 : On profite un peu de la piscine de l’hôtel puis on continue la découverte de la Sicile baroque en allant visiter Modica dont le point d’intérêt principal est son magnifique Duomo di San Giorgio et les escaliers, couverts de fleurs, qui y montent. On peut aussi aller passer la fin de la journée sur les hauteurs de la ville pour surplomber l’ensemble des ruelles et boire des spritz. Nuit dans la campagne de Modica. La façade du Duomo San Giorgio, à Modica. Jour 4 : Encore un début de journée tranquille à paresser au bord de la piscine puis départ en milieu d’après-midi pour aller visiter Scicli, encore une très jolie petite ville. Outre les beaux palais à explorer, on peut monter sur les hauteurs de la ville en fin de journée pour jouer avec les ombres que les rayons du soleil déclinant projettent sur les murs du Convento di Santa Maria della Croce. Nuit dans la campagne de Modica. Les ombres projetées des touristes venus regarder le coucher de soleil au Convento di Santa Maria della Croce à Scicli. Jour 5 : En route pour Agrigente, on s’arrête quelques instants à Raguse et sa jolie situation, construite autour d’un grand rocher. Arrivés à Agrigente, on attend la fin d’après-midi pour aller découvrir le site archéologique avec la lumière de la fin de journée qui fait exploser la couleur dorée des vestiges des temples. Le site d’Agrigente, bâti sur une colline qui surplombe la mer, est spectaculaire. Je pourrais y retourner 5 ou 6 fois, sans me lasser. Nuit à Agrigente. Le temple d'Hera à Agrigente au coucher de soleil. Jour 6 : Retour sur le site d’Agrigente le matin pour l’explorer plus en profondeur. L’après-midi, route jusqu’à la Scala dei Turchi, plage plutôt sympa mais bondée qui vaut surtout pour son étonnante et immanquable falaise blanche. Nuit à Agrigente. Les étonnantes formations rocheuses blanches de la scala dei Turchi, sur la côte Sud de la Sicile. Jour 7 : Visite rapide de la ville d’Agrigente puis route pour Caltabellotta, joli petit village niché dans les montagnes et pas très touristique. L’après-midi, balade à pied dans le village où on se fait épier par les vieilles femmes, cachées à l’ombre de leurs persiennes. Nuit à Caltabellotta. Le village de Caltabellotta, niché au milieu des montagnes. Jour 8 : Journée tranquille. Le matin, visite du couvent San Pellegrino et de ses environs. Après-midi sur l’une des plages des environs. Nuit à Caltabellotta. Le couvent San Pellegrino sur les hauteurs de Caltabellotta. Jour 9 : Le matin, visite de Sciacca, jolie mais pas indispensable si l’on a visité toutes les magnifiques villes de la Sicile Baroque. L’après-midi, visite du site archéologique de Sélinonte, moins spectaculaire qu’Agrigente mais qui mérite tout de même le détour. C’est sympa d’aller se baigner sur la plage derrière les ruines (de préférence nu). Nuit à Caltabellotta. Le temple G (et non le point), dédié à Apollon, à Sélinonte. Jour 10 : On peut au choix retourner vers Palerme pour rentrer ou prolonger de quelques jours dans la région de Cornino ou Scopello pour profiter de la plage et des réserves naturelles de Monte Cofano ou Zingaro. De là, on peut rayonner pour aller visiter le très bel amphithéâtre de Ségeste, le mignon village d’Erice qui surplombe toute la vallée et la côte ou encore la Tonnara di Scopello, petite crique exclusive et magnifique. La réserve naturelle de Monte Cofano, à Cornino, sur la côte Ouest de la Sicile.


Itinéraire : 10 jours en Californie

Voici une proposition pour l'itinéraire d'un voyage de 10 jours en Californie, de San Francisco à Santa Barbara en passant par Yosemite et la région de Carmel.

Jour 1 : Arrivée à San Francisco et balade dans le quartier de Downtown. Parmi les quelques points d'intérêt à parcourir rapidement ce premier jour : Union Square, Market Street, Hobart Building et le terminus des cable cars. Nuit à San Francisco. Vue sur San Francisco depuis la Coit Tower. Au fond à droite, on peut apercevoir Lombrad Street. Jour 2 : Le matin, on va sur Fisherman's Wharf en cable car et tramway pour le départ du bateau pour Alcatraz (à réserver à l'avance). La visite de l'ancienne prison vaut la peine, notamment avec l'audioguide, gratuit et plutôt efficace. En rentrant de l'île d'Alcatraz, on va à pied sur Nob Hill pour déjeuner italien. L'après-midi, on marche jusqu'à la Coit Tower pour un panorama imprenable sur la ville, puis jusqu'à Lombard Street. On termine par un tour en cable car sur Russian Hill. Dîner mexicain dans le quartier de Mission. Nuit à San Francisco. L'île d'Alcatraz, à San Francisco. Jour 3 : Petit-déjeuner dans Downtown. Ensuite, on reprend la voiture et on va se promener dans le quartier du Castro, on traverse le pont du Golden Gate à pied et on va déjeuner à Sausalito ou Tiburon dans Marine County. L'après-midi, route pour Yosemite (3h de route sans embouteillages). Nuit à Midpines, à quelques kilomètres de l'entrée du Parc National de Yosemite. Passage piéton customisé dans le quartier gay du Castro, à San Francisco Jour 4 : On profite de la première journée dans Yosemite pour arpenter la Yosemite Valley et ses splendides cascades et falaises. Outre les petits arrêts le long de la route de la vallée, on va faire les mini-promenades qui mènent à Lower Yosemite Falls et Bridalveil Falls. Puis, l'après-midi, on va soupirer d'aise (et pester contre tous ces abrutis de touristes qui ont eu la même idée que nous) devant les panoramas exceptionnels de Tunnel View et surtout Glacier Point (vue magique sur le Half Dome). Nuit à Midpines. Vue sur le Half Dome depuis Glacier Point, à Yosemite National Park Jour 5 : On retourne dans la Yosemite Valley pour faire la balade des Mirror Lakes (pas exceptionnel). Sans petits enfants et avec un peu de courage, il y a beaucoup de longues randonnées incontournables à Yosemite. On fait une petite pause au pied du Capitan, la plus célèbre paroi de Yosemite (paradis de l'escalade). Puis on descend jusqu'à Mariposa Grove pour une petite promenade dans les forêts de sequoias géants. Nuit à Midpines. Depuis Tunnel View, on a un superbe panorama sur la Yosemite Valley Jour 6 : On va regarder la lumière du matin monter doucement à Sentinel Beach puis on file sur Tioga Road, qui traverse le parc de Yosemite d'Ouest en Est. Indispensable, si elle est ouverte : prairies, lacs à demi gelés, grandes forêts, formations rocheuses surprenantes, routes sinueuses dans les montagnes. C'est magnifique. Tout au bout, en sortant du parc à l'Est, on peut même tirer jusqu'au Mono Lake, lac d'eau salée étonnant. Et puis on reprend Tioga Road pour rentrer. On ne s'en lasse pas. Avec un peu de chance, vous tomberez même sur un coyote. Nuit à Midpines. Un lac à moitié gelé près de la sortie Est du Yosemite National Park, sur Tioga Road Jour 7 : Le matin, on retourne faire un dernier petit tour à Yosemite pour faire la rando, un peu plus ardue cette fois, qui monte à Vernal Falls. Pour ceux qui ont le temps, continuer jusqu'à Nevada Falls mérite sans doute le détour. Puis on part pour la côte californienne et Monterey. A peu près trois heures de route et quelques paysages vraiment magnifiques en chemin (notamment les collines autour du San Luis Reservoir, dans la lumière de fin de journée). Nuit à Monterey. Sentinel beach dans le parc National de Yosemite Jour 8 : Le matin, on va se promener sur Cannery Row et à Lover's Point à Monterey. Puis on emprunte la fameuse 17 Mile Drive (10$, en cash seulement). On y voit quelques jolis points de vue sur l'océan, mais surtout des maisons de milliardaires et des golfs. C'est sympa mais quand même moins spectaculaire que les paysages de la Highway 1 plus au Sud, entre Carmel et Big Sur. On peut déjeuner à Pebble Beach, dans le restaurant The Bench, par exemple. Puis on poursuit sa route jusqu'à la plage de Carmel et le long de la scenic drive de Carmel. On va assister au coucher de soleil à Point Lobos (où il y a une colonie d'otaries et des baleines qui passent régulièrement). Nuit à Carmel Highlands. Cannery Row à Monterey Jour 9 : On passe la journée à arpenter la Highway 1 entre Carmel Highlands et Big Sur. La côte est si belle que l'on peut s'arrêter tous les 150 mètres sur le bord de la route. On peut rester plusieurs jours dans cette région, à profiter de la clémence du climat, de l'océan Pacifique, des longues plages (même si l'eau est gelée) et des vagues... S'il ne fait pas beau, on peut aussi aller à l'aquarium de Monterey, réputé pour être l'un des plus intéressants au monde. Nuit à Carmel Highlands. Coucher de soleil sur la côte près de Carmel Highlands Jour 10 : Route entre Carmel Highlands et Santa Barbara, par la Highway 1. En chemin, on se ré-arrête tous les 150 mètres jusqu'à Big Sur. Là, on peut aller faire la mini-promenade qui permet d'observer la plage Julia Pfeiffer Burns (une cascade coule directement sur la plage). Pour ceux qui ont le temps, je recommande d'y aller en fin de journée, la lumière doit y être magnifique. Puis on continue la route jusqu'à San Simeon qui propose deux activités relativement évitables : une colonie d'éléphants de mer (toujours aussi moches ces colonies de phoques ou assimilés) et le fameux Hearst Castle. Mais bon, ça permet de faire une pause. Arrivée à Santa Barbara en fin de journée. Nuit à Santa Barbara. Vue sur la côte à Big Sur Jour 11 : Matinée à Santa Barbara. Plage le matin puis un peu de shopping et déjeuner au soleil sur State street. On peut aussi aller visiter l'ancienne Mission. Puis route pour l'aéroport de Los Angeles (compter deux bonnes heures de route, il y a souvent des embouteillages). Une bonne alternative à cette fin d'itinéraire serait de rester dans la région de Carmel un jour de plus et de repartir de San Francisco. Façade de l'ancienne Mission à Santa Barbara Photos Californie


Itinéraire : 2 semaines en Norvège

Itinéraire d'un voyage de deux semaines en Norvège, dans la région des fjords (entre Stavanger et Trondheim) et dans les îles Lofoten.

10 jours dans la région des fjords   Jour 1 : Arrivée à Stavanger et visite de la ville. Stavanger est une jolie ville assez typiquement norvégienne dont on fait toutefois assez vite le tour du centre-ville. Nuit à Stavanger. Jour 2 : Excursion toute la journée dans le Lysefjord. Joli mais plutôt quelconque par rapport à d'autres fjords plus connus (Sognefjord, Geirangerfjord, etc.). Ce fjord vaut surtout pour la randonnée au Preikestolen, bout de rocher suspendu à 600 mètres au dessus de l'eau. La randonnée prend à peu près 4h A/R et est souvent assez fréquentée. A faire. Retour à Stavanger en fin d'après-midi. Nuit à Stavanger. Jour 3 : Route vers le Hardangerfjord par la Route 13. En chemin, de jolis paysages et de nombreuses cascades dont notamment une magnifique double chute d'eau, Latefossen. Nuit à Lofthus (sur les rives du Hardangerfjord). Jour 4 : Le matin, baignade dans le fjord puis promenade dans les environs de Lofthus, au milieu des plantations de pommiers et des torrents. Puis route jusqu'à Bergen. A l'arrivée, visite de Bergen et dîner de fruits de mer au marché couvert (touristique mais très bon). Nuit à Bergen. Jour 5 : Départ pour le Sognefjord par la route E16. En chemin, quelques arrêts qui valent le détour : la cascade Tvindefossen (juste après Voss), la ville de Gudvangen (au fond du superbe Naeroyfjord) et Aurlandsfjellet, la magnifique route panoramique qui longe l'Aurlandsfjord. Nuit à Leikanger. Reflet d'une montagne dans le magnifique Naeroyfjord, l'un des plus beaux fjords de Norvège, classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Jour 6 : Le matin, route pour Kaupanger pour y prendre le ferry qui va à Gudvangen en traversant les paysages immanquables du Sognefjord et du Naeroyfjord (classé au patrimoine mondial de l'UNESCO), assurément l'un des plus beaux endroits du pays. Retour à Kaupanger par le même ferry et route pour l'église de Borgund, construite en bois debout au XIIè siècle. Petite feinte, si vous ne rentrez pas dans l'enceinte de l'église, vous pouvez ne pas acheter de billet et vous aurez quand même une très belle vue de l'extérieur de l'église. Retour à Leikanger et baignade dans le fjord. Nuit à Leikanger. Jour 7 : Route vers le plateau du Grotli, par la route 55. En chemin, visite de l'église d'Urnes, la plus vieille du pays (où on peut utiliser la même feinte qu'à Borgund). Plus loin, on emprunte la route magnifique de Sognefjellet avant d'arriver sur le plateau du Grotli où les paysage sont superbes aussi. Nuit à Grotli. Jour 8 : Route vers le très réputé Geirangerfjord, magnifique mais un peu gâché par les nombreux paquebots qui y font escale. Le matin, on va explorer les différents points de vue (dont celui de la route des Aigles) puis on fait une croisière sur le fjord. L'après-midi, on monte à Dalsnibba, une route qui grimpe au sommet d'une montagne qui surplombe toute la vallée et le fjord. Par temps dégagé, c'est une étape indispensable (mais payante, comme un peu tout dans ce pays). Nuit à Geiranger.   Passage d'un paquebot, de nuit, dans la baie d'Alesund, en Norvège. Jour 9 : Route pour Alesund par la Route 63, ce qui fait passer par la route des Aigles, puis beaucoup plus loin par la route des Trolls (Trollstigen). Encore un panorama unique au sommet de la route des Trolls où il faut avoir la patience de laisser le temps s'éclaircir pour profiter de la vue. Puis on suit la route côtière E136 jusqu'à Alesund. En arrivant, visite du centre ville (très joli mais on en fait vite le tour). Le soir, on monte au point de vue d'Aksla d'où l'on a une vue imprenable sur la ville et ses environs (sympa au coucher de soleil et de nuit). Nuit à Alesund. Jour 10 : Route pour Kristiansund par la fameuse et un peu décevante Route de l'Atlantique (quelques ponts bizarroïdes qui sautent d'île en île mais c'est à peu près tout). Kristiansund ne présentant aucun intérêt, je recommande à ceux qui manquent de temps et qui n'ont pas peur d'une étape un peu longue de filer directement à Trondheim. Nuit à Kristiansund. Jour 11 : Route entre Kristiansund et Trondheim. Rien d'incroyable à signaler sur la route mais la ville de Trondheim est très belle et mérite que l'on passe un peu de temps à l'explorer. En arrivant, donc, visite de la cathédrale, du vieux centre et du quartier de Bakklandet. Nuit à Trondheim. 3 jours dans les îles Lofoten   Jour 12 : Vol entre Trondheim et Bodo pour y prendre le ferry vers Svolvaer sur les îles Lofoten. En attendant le ferry, visite du musée de l'aviation, très sympa (mais uniquement parce que les horaires d'avion et de bateau obligent à une longue escale). La traversée en ferry entre Bodo et Svolvaer est magnifique. A l'arrivée, route jusqu'à Mortsund. Nuit à Mortsund. Le village de A, situé à la pointe Sud des îles Lofoten, sur l'île de Moskenesoy. Jour 13 : Exploration du Sud des îles Lofoten. Quelques points d'intérêt en chemin : Nusfjord, Flakstad, Reine et A. A Reine, la randonnée jusqu'au sommet du Reinebringen est belle mais difficile. Puis retour vers Leknes en profitant des superbes paysages qui bordent la route. Coucher de soleil près de la plage d'Unstad. Nuit à Mortsund. Jour 14 : Exploration du Nord des îles Lofoten. Le matin, randonnée jusqu'au sommet du Mont Hoven (superbe vue à l'arrivée) puis pic-nic et baignade (pas pour les frileux) sur la plage située au pied de la montagne. L'après-midi, visite du village pittoresque de Henningsvaer puis retour vers Leknes en profitant, là encore des paysages à couper le souffle qui bordent la route. Fin de journée près de la plage d'Eggum. Nuit à Mortsund. Jour 15 : Route jusqu'à Svolvaer puis vol pour Bodo, Oslo et enfin Paris. Photos région des fjords Photos îles Lofoten


Le Groenland vu du ciel

Quelques photos des paysages étonnants et gelés du Groenland vus du ciel.

Début novembre, au cours d'un vol sans histoire entre Paris et Chicago, l'avion a survolé l'Islande, puis le Groenland. Une fois n'est pas coutume, les hublots n'avaient pas été rayés ou salis par les milliers de doigts gras et griffus qui s'y étaient succédé. A 10 kilomètres d'altitude, la visibilité était si incroyable que l'on voyait la banquise du Groenland comme si nous étions juste au-dessus... J'ai pris quelques photos. La banquise du Groenland éclairée par une lumière rasante. Vue d'avion. La côte du Groenland s'éloigne à mesure que l'avion fait route vers le Canada.   L'aile de l'avion qui survole la banquise du Groenland à plus de 10 km d'altitude par une journée incroyablement claire.   Succession de canaux entre les montagnes de glace du Groenland, vu du ciel.


Comment survivre à une semaine à Rio de Janeiro pendant la coupe du monde ?

Le récit d'un voyage d'une semaine à Rio de Janeiro pendant la Coupe du Monde 2014 au Brésil : tourisme, caïpirinhas et matchs de foot.

Aller à Rio pendant la Coupe du Monde, ça c’était une idée bien stupide comme on les aime. Du monde partout, un billet d’avion à un prix défiant toute concurrence (1 mois et demi de salaire, peu ou prou), des abrutis de supporters de tous les pays qui traînent partout... je n’ai pas pu résister. « Salut les gars, je vais à Rio ! » Comme me l’avait justement fait remarquer ce pote qui a fini de me convaincre, ça fait 30 ans qu’on regarde du foot tout le temps, qu’on se paluche les matchs les plus aberrants à la télé, alors la Coupe du Monde au Brésil, l’équipe de France au Maracanã (contre l’Equateur, certes), on peut quand même pas passer à côté de ça. Et puis imagine la tête de tes collègues, le jeudi à 17h quand tu diras “salut les gars, je vais à Rio !“. Ca, c’est l’argument massue. La tête des collègues. C’est clair. Je ne peux pas rater ça. Tant pis pour l’argent, ma fille mangera du topinambour jusqu’en novembre. De toute façon, elle s’en fout, tant que c’est comestible elle ne voit pas la différence. Vue sur Rio de Janeiro de nuit, depuis le Pain de Sucre Caïpirinhas, favelas pacifiées et amicale des anciens nazis Donc nous voilà à Rio de Janeiro, à repérer où se situe le consulat allemand pour aller faire la fameuse blague de l’amicale des anciens nazis (si vous n’avez pas vu OSS117 : Rio ne répond plus, cliquez ici). Et force est d’admettre que j’aurais eu tort de ne pas y aller. On loge dans un appart situé entre Ipanema et Copacabana que nous a loué un dénommé Rodrigo à un prix suspicieusement bas, les caïpis sont bonnes (mais attention, la caïpi, ça tape) et les favelas sont pacifiées. C’est l’hiver, il fait beau, 25° et l’océan est tiède. Tout va bien. Petit aparté, je ne sais pas vous mais l’expression “pacifier une favela“ m’évoque toujours Schwarzie à la tête d’une division blindée venant exploser des petites frappes dans leur bidonville… mais ça ne se passe sans doute pas comme ça, hein ? Ipanema au petit matin, à Rio de Janeiro. Bref, on ne peut pas tellement rêver mieux. Le matin, on se lève pour explorer la ville et à partir de 13h, on va se caler dans un des kiosques qui jalonnent le bord de la plage à Copacabana pour regarder les matchs sur des télés minables (et, oui, on attaque la bière et la caïpi). Rio en touristes : Pain de sucre, Copacabana, Tijuca et Carretão Si la première impression architecturale est décevante (la grande majorité des immeubles sont vétustes et moches), on est quand même vite séduit par l’environnement global de la ville : la beauté de la baie de Rio et des plages, l’atmosphère festive et relax et même finalement le charme un peu déglingue de l’urbanisme. On se fait tous les passages obligés : coucher de soleil au sommet du Pain de Sucre en compagnie de supporters russes et d’une caïpi qui tape sévère, randonnée de la mort à Pedra da Gavea (seulement 1,6 km pour y monter mais 800 mètres de dénivelé) dans la forêt de Tijuca, balade champêtre dans le Jardim Botanico, match du Brésil dans un bar de Botafogo, orgie de picanha chez Carretão (l’institution de la churrascaria) et baignades régulières dans les vagues de Copacabana et Ipanema. Un immeuble désaffecté au milieu de la forêt de Tijuca, au pied de Pedra da Gavea. Le foot à Rio : une religion à la ferveur chancelante Mais bon, on est quand même venus pour le foot. Et d’une manière générale, il faut admettre que la ferveur de la population brésilienne est un tantinet décevante. Bien sûr, elle reste très supérieure à ce qu’on peut voir en France : un tiers des Cariocas se promènent avec un maillot de l’équipe nationale (rarement officiel), les bars sont pleins à craquer pour les matchs du Brésil et tout le monde vous parle de foot tout le temps. Mais on n’entend pas de feux d’artifice quand le Brésil marque un but et les Brésiliens sont tous un peu défaitistes. D’après un pote qui était déjà à Rio lors de la Coupe du Monde 2006 (où le Brésil avait perdu en 1/4 de finale), c’était complètement inenvisageable à l’époque. De là à dire qu’ils pressentaient la rouste intersidérale qu’ils allaient prendre un peu plus tard contre l’Allemagne… On profite de la présence d’un autre pote qui dirige une entreprise à Rio depuis 2 ans pour se tenir au courant de 2-3 curiosités administratives qui montrent que Brésil et foot restent un couple indissociable. Il faut savoir par exemple que les jours de match du Brésil, toutes les entreprises du pays sont tenues de libérer leurs salariés 2 heures avant le coup d’envoi pour leur laisser le temps d’être à l’heure devant leur télé malgré les invraisemblables bouchons. Deux jours avant, ce même pote a appris que, sur décision inopinée du préfet, le jour du match France – Equateur (qui a lieu au Maracanã, à Rio) serait férié dans l’Etat de Rio. Comme ça, parce que ça fait plaisir. C’est une sorte d’Assomption décrétée au pied levé. D’un coup, on comprend mieux l’affirmation : « Au Brésil, le foot est une religion ! » Jour de match au Maracanã : France - Equateur Le jour du match, nous passons la matinée à la plage sur Ipanema. Jour férié oblige (je ne m’en remets pas), elle est bondée. C’est pour nous l’occasion de nous ridiculiser : nous n’alignons jamais plus de trois jongles de suite à côté de mecs qui peuvent jouer une heure sans jamais faire tomber le ballon. Dépités, nous nous rabattons sur l’observation de la faune locale qui nous permet de constater que la passion des Brésiliennes pour les strings n’est pas un mythe. Baignade à la plage d'Ipanema, bondée les jours de matchs au Maracanã, fériés. Puis il est bien vite temps de se mettre en route pour le stade, 4 heures avant le coup d’envoi pour éviter toute mauvaise surprise. On s’est tapé 9 000 bornes pour ce match, ce serait quand même con de rater la Marseillaise… Dans le métro, l’ambiance entre supporters équatoriens et français est gentiment chambreuse. Deux Equatoriennes au physique légèrement supérieur à la moyenne se font même harceler par tous les supporters français de la rame pour faire des photos. « Avec un bisou señorita por favor ! » tentent les plus lourds sous les regards de moins en moins compréhensifs des deux mecs qui accompagnent les señoritas en question. L’excitation est palpable quand nous arrivons aux abords du stade. On sent que les gens sont vraiment heureux d’être là et de rentrer enfin dans ce stade mythique. On croise même quelques vieilles stars sur le retour (« Tiens qui est le blaireau qui s’est fait un maillot avec écrit Diomède derrière ? Ah bah, c’est Bernard Diomède tiens ! »). Le match est nul (un bon vieux 0-0 tactique) et l’ambiance manque un peu de mauvais esprit mais ça n’a pas d’importance, les hymnes sont braillés à pleins poumons et on pourra dire « j’y étais ». Il faudra quand même prendre le temps un jour d’expliquer les règles aux Equatoriens qui essayaient de gagner du temps en deuxième mi-temps alors qu’il leur fallait marquer deux buts pour se qualifier. Un peu couillon… Vue nocturne du stade mythique du Maracanã à la mi-temps de France - Equateur, pendant la Coupe du Monde 2014 Le soir, on va fêter la qualification au Rio Scenarium, club de samba du quartier de Lapa où on retrouve une bonne brochette de supporters de tous bords qui se déhanchent sans grâce, et à des stades variés d’alcoolisation, sur des airs fredonnés par une superbe chanteuse à moustache. On est bien au Brésil. On reviendra. Photos Rio de Janeiro


Temps d’orage

Quelques photos de nuages menaçants au coucher de soleil, lors d'un épisode orageux particulièrement intense en France en juin 2014.

C'est le sport national en France. Pendant les quelques mois de printemps, on se désole du temps épouvantable. Il fait froid, il pleut, il fait gris. Où sont donc passés ces beaux jours du mois de mai où la température était douce, le ciel sans nuage et les décolletés ambitieux ? Y'a plus de saisons. Et cette histoire de réchauffement climatique, je me demande bien d'où ils la sortent, les scientifiques. On se gèle depuis 6 mois. Encore un truc pour nous faire acheter des climatiseurs. Et puis, d'un coup, il se met à faire beau, à faire chaud. Trop chaud. C'est pénible toute cette chaleur. Moi ça m'abat complètement. Je transpire, j'ai le cerveau qui ramollit. Sans compter qu'il est encore assez mal vu d'aller au bureau en jupe ou en petite robe d'été quand on est un mec. Si c'est pas de la discrimination, ça... Heureusement, ça va pas durer, ça va péter. C'est pas normal cette chaleur. Et dimanche soir, ça a pété. Et bien en plus. Grêlons de la taille d'une balle de ping-pong, pluie de mousson qu'on n'aurait pas dédaignée à Bombay ou à Manille, tonnerre fracassant. On avait mis les petits plats dans les grands. C'était bien, enfin. C'était encore mieux après, quand les nuages noirs gorgés de pluie d'orage menaçaient la campagne dorée par le coucher du soleil. L'été 2014 s'annonce sous les meilleurs auspices. Coucher de soleil un soir d'orage dans la campagne d'Eure-et-Loir, en France Trouée au milieu des nuages noirs d'orage en Eure-et-Loir Des nuages noirs menacent la campagne en fin de journée, en Eure-et-Loir Nuage après l'orage dans le lieu-dit Les Mordants, en Eure-et-Loir      


Promenade de printemps à Rouvres, Eure-et-Loir

Promenade photographique dans les champs aux alentours de Rouvres, en Eure-et-Loir, au printemps...

Situé à quelques kilomètres de Paris, Rouvres est un village au milieu des champs d'Eure-et-Loir, dans la région Centre. C'est une région vallonnée et belle, surtout au printemps quand les champs de colza teintent d'un jaune éblouissant des pans entiers du paysage. Je vais régulièrement courir entre le lieu-dit des Mordants et le village de Rouvres, passant devant la maison du Maire pour lui voler quelques pommes puis devant le moulin du compositeur Michel Legrand et à chaque fois je m'émerveille des couleurs et des jeux de lumières dans les champs. Alors cette fois, j'y suis allé en marchant, avec mon appareil photo et voici une petite sélection de clichés de la campagne de Rouvres au printemps. Champ de colza près du lieu-dit des Mordants en Eure-et-Loir dans la lumière de fin de journée Jeu de lumière dans un champ près de Rouvres, en Eure-et-Loir L'orage menace au-dessus d'un champ de colza près du lieu-dit des Mordants, en Eure-et-Loir Feuilles d'érable dans la campagne d'Eure-et-Loir au coucher du soleil   Patchwork de couleurs dans les champs près de Rouvres, en Eure-et-Loir


Jeremie Noel | Photographies et impressions de voyage
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