Jeremie NOËL

Photos et récits de voyages

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Retrouvez ici des articles qui concernent la photo ou les voyages : itinéraires de voyage, récits de voyage, critiques d’hôtels, actualité photo et publications.

Itinéraire : 10 jours en Sicile

VOICI UNE PROPOSITION POUR L'ITINÉRAIRE D'UN VOYAGE DE 10 JOURS dans le Sud de la Sicile, de Catane à Palerme en passant par Syracuse, Agrigente et Caltabellotta.

Jour 1 : Arrivée à Catane et route pour Syracuse. Visite de la magnifique vieille ville (la presqu’île d’Ortygia) à pied. Le Duomo est incontournable, surtout au coucher du soleil quand les derniers rayons viennent incendier la façade, mais le vrai plaisir de Syracuse reste de flâner au hasard des ruelles entre les palais anciens et les remparts du bord de mer où l’on peut se baigner. Nuit à Syracuse. Une bulle de savon passe devant le Duomo de Syracuse. Jour 2 : Le matin, on retourne se balader dans Ortygia puis on passe une partie de l’après-midi au Parco Archeologico qui offre quelques ruines sympas (sans plus) mais surtout de jolis jardins et des grottes spectaculaires. Pour le coucher de soleil, on va se percher sur le toit de l’une des nombreuses églises de la très jolie ville de Noto, où l’on reste dîner. Nuit à Syracuse. Noto, de nuit, vue depuis le toit d'une des nombreuses églises de la ville. Jour 3 : On profite un peu de la piscine de l’hôtel puis on continue la découverte de la Sicile baroque en allant visiter Modica dont le point d’intérêt principal est son magnifique Duomo di San Giorgio et les escaliers, couverts de fleurs, qui y montent. On peut aussi aller passer la fin de la journée sur les hauteurs de la ville pour surplomber l’ensemble des ruelles et boire des spritz. Nuit dans la campagne de Modica. La façade du Duomo San Giorgio, à Modica. Jour 4 : Encore un début de journée tranquille à paresser au bord de la piscine puis départ en milieu d’après-midi pour aller visiter Scicli, encore une très jolie petite ville. Outre les beaux palais à explorer, on peut monter sur les hauteurs de la ville en fin de journée pour jouer avec les ombres que les rayons du soleil déclinant projettent sur les murs du Convento di Santa Maria della Croce. Nuit dans la campagne de Modica. Les ombres projetées des touristes venus regarder le coucher de soleil au Convento di Santa Maria della Croce à Scicli. Jour 5 : En route pour Agrigente, on s’arrête quelques instants à Raguse et sa jolie situation, construite autour d’un grand rocher. Arrivés à Agrigente, on attend la fin d’après-midi pour aller découvrir le site archéologique avec la lumière de la fin de journée qui fait exploser la couleur dorée des vestiges des temples. Le site d’Agrigente, bâti sur une colline qui surplombe la mer, est spectaculaire. Je pourrais y retourner 5 ou 6 fois, sans me lasser. Nuit à Agrigente. Le temple d'Hera à Agrigente au coucher de soleil. Jour 6 : Retour sur le site d’Agrigente le matin pour l’explorer plus en profondeur. L’après-midi, route jusqu’à la Scala dei Turchi, plage plutôt sympa mais bondée qui vaut surtout pour son étonnante et immanquable falaise blanche. Nuit à Agrigente. Les étonnantes formations rocheuses blanches de la scala dei Turchi, sur la côte Sud de la Sicile. Jour 7 : Visite rapide de la ville d’Agrigente puis route pour Caltabellotta, joli petit village niché dans les montagnes et pas très touristique. L’après-midi, balade à pied dans le village où on se fait épier par les vieilles femmes, cachées à l’ombre de leurs persiennes. Nuit à Caltabellotta. Le village de Caltabellotta, niché au milieu des montagnes. Jour 8 : Journée tranquille. Le matin, visite du couvent San Pellegrino et de ses environs. Après-midi sur l’une des plages des environs. Nuit à Caltabellotta. Le couvent San Pellegrino sur les hauteurs de Caltabellotta. Jour 9 : Le matin, visite de Sciacca, jolie mais pas indispensable si l’on a visité toutes les magnifiques villes de la Sicile Baroque. L’après-midi, visite du site archéologique de Sélinonte, moins spectaculaire qu’Agrigente mais qui mérite tout de même le détour. C’est sympa d’aller se baigner sur la plage derrière les ruines (de préférence nu). Nuit à Caltabellotta. Le temple G (et non le point), dédié à Apollon, à Sélinonte. Jour 10 : On peut au choix retourner vers Palerme pour rentrer ou prolonger de quelques jours dans la région de Cornino ou Scopello pour profiter de la plage et des réserves naturelles de Monte Cofano ou Zingaro. De là, on peut rayonner pour aller visiter le très bel amphithéâtre de Ségeste, le mignon village d’Erice qui surplombe toute la vallée et la côte ou encore la Tonnara di Scopello, petite crique exclusive et magnifique. La réserve naturelle de Monte Cofano, à Cornino, sur la côte Ouest de la Sicile.


Itinéraire : 10 jours en Californie

Voici une proposition pour l'itinéraire d'un voyage de 10 jours en Californie, de San Francisco à Santa Barbara en passant par Yosemite et la région de Carmel.

Jour 1 : Arrivée à San Francisco et balade dans le quartier de Downtown. Parmi les quelques points d'intérêt à parcourir rapidement ce premier jour : Union Square, Market Street, Hobart Building et le terminus des cable cars. Nuit à San Francisco. Vue sur San Francisco depuis la Coit Tower. Au fond à droite, on peut apercevoir Lombrad Street. Jour 2 : Le matin, on va sur Fisherman's Wharf en cable car et tramway pour le départ du bateau pour Alcatraz (à réserver à l'avance). La visite de l'ancienne prison vaut la peine, notamment avec l'audioguide, gratuit et plutôt efficace. En rentrant de l'île d'Alcatraz, on va à pied sur Nob Hill pour déjeuner italien. L'après-midi, on marche jusqu'à la Coit Tower pour un panorama imprenable sur la ville, puis jusqu'à Lombard Street. On termine par un tour en cable car sur Russian Hill. Dîner mexicain dans le quartier de Mission. Nuit à San Francisco. L'île d'Alcatraz, à San Francisco. Jour 3 : Petit-déjeuner dans Downtown. Ensuite, on reprend la voiture et on va se promener dans le quartier du Castro, on traverse le pont du Golden Gate à pied et on va déjeuner à Sausalito ou Tiburon dans Marine County. L'après-midi, route pour Yosemite (3h de route sans embouteillages). Nuit à Midpines, à quelques kilomètres de l'entrée du Parc National de Yosemite. Passage piéton customisé dans le quartier gay du Castro, à San Francisco Jour 4 : On profite de la première journée dans Yosemite pour arpenter la Yosemite Valley et ses splendides cascades et falaises. Outre les petits arrêts le long de la route de la vallée, on va faire les mini-promenades qui mènent à Lower Yosemite Falls et Bridalveil Falls. Puis, l'après-midi, on va soupirer d'aise (et pester contre tous ces abrutis de touristes qui ont eu la même idée que nous) devant les panoramas exceptionnels de Tunnel View et surtout Glacier Point (vue magique sur le Half Dome). Nuit à Midpines. Vue sur le Half Dome depuis Glacier Point, à Yosemite National Park Jour 5 : On retourne dans la Yosemite Valley pour faire la balade des Mirror Lakes (pas exceptionnel). Sans petits enfants et avec un peu de courage, il y a beaucoup de longues randonnées incontournables à Yosemite. On fait une petite pause au pied du Capitan, la plus célèbre paroi de Yosemite (paradis de l'escalade). Puis on descend jusqu'à Mariposa Grove pour une petite promenade dans les forêts de sequoias géants. Nuit à Midpines. Depuis Tunnel View, on a un superbe panorama sur la Yosemite Valley Jour 6 : On va regarder la lumière du matin monter doucement à Sentinel Beach puis on file sur Tioga Road, qui traverse le parc de Yosemite d'Ouest en Est. Indispensable, si elle est ouverte : prairies, lacs à demi gelés, grandes forêts, formations rocheuses surprenantes, routes sinueuses dans les montagnes. C'est magnifique. Tout au bout, en sortant du parc à l'Est, on peut même tirer jusqu'au Mono Lake, lac d'eau salée étonnant. Et puis on reprend Tioga Road pour rentrer. On ne s'en lasse pas. Avec un peu de chance, vous tomberez même sur un coyote. Nuit à Midpines. Un lac à moitié gelé près de la sortie Est du Yosemite National Park, sur Tioga Road Jour 7 : Le matin, on retourne faire un dernier petit tour à Yosemite pour faire la rando, un peu plus ardue cette fois, qui monte à Vernal Falls. Pour ceux qui ont le temps, continuer jusqu'à Nevada Falls mérite sans doute le détour. Puis on part pour la côte californienne et Monterey. A peu près trois heures de route et quelques paysages vraiment magnifiques en chemin (notamment les collines autour du San Luis Reservoir, dans la lumière de fin de journée). Nuit à Monterey. Sentinel beach dans le parc National de Yosemite Jour 8 : Le matin, on va se promener sur Cannery Row et à Lover's Point à Monterey. Puis on emprunte la fameuse 17 Mile Drive (10$, en cash seulement). On y voit quelques jolis points de vue sur l'océan, mais surtout des maisons de milliardaires et des golfs. C'est sympa mais quand même moins spectaculaire que les paysages de la Highway 1 plus au Sud, entre Carmel et Big Sur. On peut déjeuner à Pebble Beach, dans le restaurant The Bench, par exemple. Puis on poursuit sa route jusqu'à la plage de Carmel et le long de la scenic drive de Carmel. On va assister au coucher de soleil à Point Lobos (où il y a une colonie d'otaries et des baleines qui passent régulièrement). Nuit à Carmel Highlands. Cannery Row à Monterey Jour 9 : On passe la journée à arpenter la Highway 1 entre Carmel Highlands et Big Sur. La côte est si belle que l'on peut s'arrêter tous les 150 mètres sur le bord de la route. On peut rester plusieurs jours dans cette région, à profiter de la clémence du climat, de l'océan Pacifique, des longues plages (même si l'eau est gelée) et des vagues... S'il ne fait pas beau, on peut aussi aller à l'aquarium de Monterey, réputé pour être l'un des plus intéressants au monde. Nuit à Carmel Highlands. Coucher de soleil sur la côte près de Carmel Highlands Jour 10 : Route entre Carmel Highlands et Santa Barbara, par la Highway 1. En chemin, on se ré-arrête tous les 150 mètres jusqu'à Big Sur. Là, on peut aller faire la mini-promenade qui permet d'observer la plage Julia Pfeiffer Burns (une cascade coule directement sur la plage). Pour ceux qui ont le temps, je recommande d'y aller en fin de journée, la lumière doit y être magnifique. Puis on continue la route jusqu'à San Simeon qui propose deux activités relativement évitables : une colonie d'éléphants de mer (toujours aussi moches ces colonies de phoques ou assimilés) et le fameux Hearst Castle. Mais bon, ça permet de faire une pause. Arrivée à Santa Barbara en fin de journée. Nuit à Santa Barbara. Vue sur la côte à Big Sur Jour 11 : Matinée à Santa Barbara. Plage le matin puis un peu de shopping et déjeuner au soleil sur State street. On peut aussi aller visiter l'ancienne Mission. Puis route pour l'aéroport de Los Angeles (compter deux bonnes heures de route, il y a souvent des embouteillages). Une bonne alternative à cette fin d'itinéraire serait de rester dans la région de Carmel un jour de plus et de repartir de San Francisco. Façade de l'ancienne Mission à Santa Barbara Photos Californie


Itinéraire : 2 semaines en Norvège

Itinéraire d'un voyage de deux semaines en Norvège, dans la région des fjords (entre Stavanger et Trondheim) et dans les îles Lofoten.

10 jours dans la région des fjords   Jour 1 : Arrivée à Stavanger et visite de la ville. Stavanger est une jolie ville assez typiquement norvégienne dont on fait toutefois assez vite le tour du centre-ville. Nuit à Stavanger. Jour 2 : Excursion toute la journée dans le Lysefjord. Joli mais plutôt quelconque par rapport à d'autres fjords plus connus (Sognefjord, Geirangerfjord, etc.). Ce fjord vaut surtout pour la randonnée au Preikestolen, bout de rocher suspendu à 600 mètres au dessus de l'eau. La randonnée prend à peu près 4h A/R et est souvent assez fréquentée. A faire. Retour à Stavanger en fin d'après-midi. Nuit à Stavanger. Jour 3 : Route vers le Hardangerfjord par la Route 13. En chemin, de jolis paysages et de nombreuses cascades dont notamment une magnifique double chute d'eau, Latefossen. Nuit à Lofthus (sur les rives du Hardangerfjord). Jour 4 : Le matin, baignade dans le fjord puis promenade dans les environs de Lofthus, au milieu des plantations de pommiers et des torrents. Puis route jusqu'à Bergen. A l'arrivée, visite de Bergen et dîner de fruits de mer au marché couvert (touristique mais très bon). Nuit à Bergen. Jour 5 : Départ pour le Sognefjord par la route E16. En chemin, quelques arrêts qui valent le détour : la cascade Tvindefossen (juste après Voss), la ville de Gudvangen (au fond du superbe Naeroyfjord) et Aurlandsfjellet, la magnifique route panoramique qui longe l'Aurlandsfjord. Nuit à Leikanger. Reflet d'une montagne dans le magnifique Naeroyfjord, l'un des plus beaux fjords de Norvège, classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Jour 6 : Le matin, route pour Kaupanger pour y prendre le ferry qui va à Gudvangen en traversant les paysages immanquables du Sognefjord et du Naeroyfjord (classé au patrimoine mondial de l'UNESCO), assurément l'un des plus beaux endroits du pays. Retour à Kaupanger par le même ferry et route pour l'église de Borgund, construite en bois debout au XIIè siècle. Petite feinte, si vous ne rentrez pas dans l'enceinte de l'église, vous pouvez ne pas acheter de billet et vous aurez quand même une très belle vue de l'extérieur de l'église. Retour à Leikanger et baignade dans le fjord. Nuit à Leikanger. Jour 7 : Route vers le plateau du Grotli, par la route 55. En chemin, visite de l'église d'Urnes, la plus vieille du pays (où on peut utiliser la même feinte qu'à Borgund). Plus loin, on emprunte la route magnifique de Sognefjellet avant d'arriver sur le plateau du Grotli où les paysage sont superbes aussi. Nuit à Grotli. Jour 8 : Route vers le très réputé Geirangerfjord, magnifique mais un peu gâché par les nombreux paquebots qui y font escale. Le matin, on va explorer les différents points de vue (dont celui de la route des Aigles) puis on fait une croisière sur le fjord. L'après-midi, on monte à Dalsnibba, une route qui grimpe au sommet d'une montagne qui surplombe toute la vallée et le fjord. Par temps dégagé, c'est une étape indispensable (mais payante, comme un peu tout dans ce pays). Nuit à Geiranger.   Passage d'un paquebot, de nuit, dans la baie d'Alesund, en Norvège. Jour 9 : Route pour Alesund par la Route 63, ce qui fait passer par la route des Aigles, puis beaucoup plus loin par la route des Trolls (Trollstigen). Encore un panorama unique au sommet de la route des Trolls où il faut avoir la patience de laisser le temps s'éclaircir pour profiter de la vue. Puis on suit la route côtière E136 jusqu'à Alesund. En arrivant, visite du centre ville (très joli mais on en fait vite le tour). Le soir, on monte au point de vue d'Aksla d'où l'on a une vue imprenable sur la ville et ses environs (sympa au coucher de soleil et de nuit). Nuit à Alesund. Jour 10 : Route pour Kristiansund par la fameuse et un peu décevante Route de l'Atlantique (quelques ponts bizarroïdes qui sautent d'île en île mais c'est à peu près tout). Kristiansund ne présentant aucun intérêt, je recommande à ceux qui manquent de temps et qui n'ont pas peur d'une étape un peu longue de filer directement à Trondheim. Nuit à Kristiansund. Jour 11 : Route entre Kristiansund et Trondheim. Rien d'incroyable à signaler sur la route mais la ville de Trondheim est très belle et mérite que l'on passe un peu de temps à l'explorer. En arrivant, donc, visite de la cathédrale, du vieux centre et du quartier de Bakklandet. Nuit à Trondheim. 3 jours dans les îles Lofoten   Jour 12 : Vol entre Trondheim et Bodo pour y prendre le ferry vers Svolvaer sur les îles Lofoten. En attendant le ferry, visite du musée de l'aviation, très sympa (mais uniquement parce que les horaires d'avion et de bateau obligent à une longue escale). La traversée en ferry entre Bodo et Svolvaer est magnifique. A l'arrivée, route jusqu'à Mortsund. Nuit à Mortsund. Le village de A, situé à la pointe Sud des îles Lofoten, sur l'île de Moskenesoy. Jour 13 : Exploration du Sud des îles Lofoten. Quelques points d'intérêt en chemin : Nusfjord, Flakstad, Reine et A. A Reine, la randonnée jusqu'au sommet du Reinebringen est belle mais difficile. Puis retour vers Leknes en profitant des superbes paysages qui bordent la route. Coucher de soleil près de la plage d'Unstad. Nuit à Mortsund. Jour 14 : Exploration du Nord des îles Lofoten. Le matin, randonnée jusqu'au sommet du Mont Hoven (superbe vue à l'arrivée) puis pic-nic et baignade (pas pour les frileux) sur la plage située au pied de la montagne. L'après-midi, visite du village pittoresque de Henningsvaer puis retour vers Leknes en profitant, là encore des paysages à couper le souffle qui bordent la route. Fin de journée près de la plage d'Eggum. Nuit à Mortsund. Jour 15 : Route jusqu'à Svolvaer puis vol pour Bodo, Oslo et enfin Paris. Photos région des fjords Photos îles Lofoten


Le Groenland vu du ciel

Quelques photos des paysages étonnants et gelés du Groenland vus du ciel.

Début novembre, au cours d'un vol sans histoire entre Paris et Chicago, l'avion a survolé l'Islande, puis le Groenland. Une fois n'est pas coutume, les hublots n'avaient pas été rayés ou salis par les milliers de doigts gras et griffus qui s'y étaient succédé. A 10 kilomètres d'altitude, la visibilité était si incroyable que l'on voyait la banquise du Groenland comme si nous étions juste au-dessus... J'ai pris quelques photos. La banquise du Groenland éclairée par une lumière rasante. Vue d'avion. La côte du Groenland s'éloigne à mesure que l'avion fait route vers le Canada.   L'aile de l'avion qui survole la banquise du Groenland à plus de 10 km d'altitude par une journée incroyablement claire.   Succession de canaux entre les montagnes de glace du Groenland, vu du ciel.


Une semaine à Rio de Janeiro pendant la coupe du monde

Le récit d'un voyage d'une semaine à Rio de Janeiro pendant la Coupe du Monde 2014 au Brésil : tourisme, caïpirinhas et matchs de foot.

Aller à Rio pendant la Coupe du Monde, ça c’était une idée bien stupide comme on les aime. Du monde partout, un billet d’avion à un prix défiant toute concurrence (1 mois et demi de salaire, peu ou prou), des abrutis de supporters de tous les pays qui traînent partout... je n’ai pas pu résister. « Salut les gars, je vais à Rio ! » Comme me l’avait justement fait remarquer ce pote qui a fini de me convaincre, ça fait 30 ans qu’on regarde du foot tout le temps, qu’on se paluche les matchs les plus aberrants à la télé, alors la Coupe du Monde au Brésil, l’équipe de France au Maracanã (contre l’Equateur, certes), on peut quand même pas passer à côté de ça. Et puis imagine la tête de tes collègues, le jeudi à 17h quand tu diras “salut les gars, je vais à Rio !“. Ca, c’est l’argument massue. La tête des collègues. C’est clair. Je ne peux pas rater ça. Tant pis pour l’argent, ma fille mangera du topinambour jusqu’en novembre. De toute façon, elle s’en fout, tant que c’est comestible elle ne voit pas la différence. Vue sur Rio de Janeiro de nuit, depuis le Pain de Sucre Caïpirinhas, favelas pacifiées et amicale des anciens nazis Donc nous voilà à Rio de Janeiro, à repérer où se situe le consulat allemand pour aller faire la fameuse blague de l’amicale des anciens nazis (si vous n’avez pas vu OSS117 : Rio ne répond plus, cliquez ici). Et force est d’admettre que j’aurais eu tort de ne pas y aller. On loge dans un appart situé entre Ipanema et Copacabana que nous a loué un dénommé Rodrigo à un prix suspicieusement bas, les caïpis sont bonnes (mais attention, la caïpi, ça tape) et les favelas sont pacifiées. C’est l’hiver, il fait beau, 25° et l’océan est tiède. Tout va bien. Petit aparté, je ne sais pas vous mais l’expression “pacifier une favela“ m’évoque toujours Schwarzie à la tête d’une division blindée venant exploser des petites frappes dans leur bidonville… mais ça ne se passe sans doute pas comme ça, hein ? Ipanema au petit matin, à Rio de Janeiro. Bref, on ne peut pas tellement rêver mieux. Le matin, on se lève pour explorer la ville et à partir de 13h, on va se caler dans un des kiosques qui jalonnent le bord de la plage à Copacabana pour regarder les matchs sur des télés minables (et, oui, on attaque la bière et la caïpi). Rio en touristes : Pain de sucre, Copacabana, Tijuca et Carretão Si la première impression architecturale est décevante (la grande majorité des immeubles sont vétustes et moches), on est quand même vite séduit par l’environnement global de la ville : la beauté de la baie de Rio et des plages, l’atmosphère festive et relax et même finalement le charme un peu déglingue de l’urbanisme. On se fait tous les passages obligés : coucher de soleil au sommet du Pain de Sucre en compagnie de supporters russes et d’une caïpi qui tape sévère, randonnée de la mort à Pedra da Gavea (seulement 1,6 km pour y monter mais 800 mètres de dénivelé) dans la forêt de Tijuca, balade champêtre dans le Jardim Botanico, match du Brésil dans un bar de Botafogo, orgie de picanha chez Carretão (l’institution de la churrascaria) et baignades régulières dans les vagues de Copacabana et Ipanema. Un immeuble désaffecté au milieu de la forêt de Tijuca, au pied de Pedra da Gavea. Le foot à Rio : une religion à la ferveur chancelante Mais bon, on est quand même venus pour le foot. Et d’une manière générale, il faut admettre que la ferveur de la population brésilienne est un tantinet décevante. Bien sûr, elle reste très supérieure à ce qu’on peut voir en France : un tiers des Cariocas se promènent avec un maillot de l’équipe nationale (rarement officiel), les bars sont pleins à craquer pour les matchs du Brésil et tout le monde vous parle de foot tout le temps. Mais on n’entend pas de feux d’artifice quand le Brésil marque un but et les Brésiliens sont tous un peu défaitistes. D’après un pote qui était déjà à Rio lors de la Coupe du Monde 2006 (où le Brésil avait perdu en 1/4 de finale), c’était complètement inenvisageable à l’époque. De là à dire qu’ils pressentaient la rouste intersidérale qu’ils allaient prendre un peu plus tard contre l’Allemagne… On profite de la présence d’un autre pote qui dirige une entreprise à Rio depuis 2 ans pour se tenir au courant de 2-3 curiosités administratives qui montrent que Brésil et foot restent un couple indissociable. Il faut savoir par exemple que les jours de match du Brésil, toutes les entreprises du pays sont tenues de libérer leurs salariés 2 heures avant le coup d’envoi pour leur laisser le temps d’être à l’heure devant leur télé malgré les invraisemblables bouchons. Deux jours avant, ce même pote a appris que, sur décision inopinée du préfet, le jour du match France – Equateur (qui a lieu au Maracanã, à Rio) serait férié dans l’Etat de Rio. Comme ça, parce que ça fait plaisir. C’est une sorte d’Assomption décrétée au pied levé. D’un coup, on comprend mieux l’affirmation : « Au Brésil, le foot est une religion ! » Jour de match au Maracanã : France - Equateur Le jour du match, nous passons la matinée à la plage sur Ipanema. Jour férié oblige (je ne m’en remets pas), elle est bondée. C’est pour nous l’occasion de nous ridiculiser : nous n’alignons jamais plus de trois jongles de suite à côté de mecs qui peuvent jouer une heure sans jamais faire tomber le ballon. Dépités, nous nous rabattons sur l’observation de la faune locale qui nous permet de constater que la passion des Brésiliennes pour les strings n’est pas un mythe. Baignade à la plage d'Ipanema, bondée les jours de matchs au Maracanã, fériés. Puis il est bien vite temps de se mettre en route pour le stade, 4 heures avant le coup d’envoi pour éviter toute mauvaise surprise. On s’est tapé 9 000 bornes pour ce match, ce serait quand même con de rater la Marseillaise… Dans le métro, l’ambiance entre supporters équatoriens et français est gentiment chambreuse. Deux Equatoriennes au physique légèrement supérieur à la moyenne se font même harceler par tous les supporters français de la rame pour faire des photos. « Avec un bisou señorita por favor ! » tentent les plus lourds sous les regards de moins en moins compréhensifs des deux mecs qui accompagnent les señoritas en question. L’excitation est palpable quand nous arrivons aux abords du stade. On sent que les gens sont vraiment heureux d’être là et de rentrer enfin dans ce stade mythique. On croise même quelques vieilles stars sur le retour (« Tiens qui est le blaireau qui s’est fait un maillot avec écrit Diomède derrière ? Ah bah, c’est Bernard Diomède tiens ! »). Le match est nul (un bon vieux 0-0 tactique) et l’ambiance manque un peu de mauvais esprit mais ça n’a pas d’importance, les hymnes sont braillés à pleins poumons et on pourra dire « j’y étais ». Il faudra quand même prendre le temps un jour d’expliquer les règles aux Equatoriens qui essayaient de gagner du temps en deuxième mi-temps alors qu’il leur fallait marquer deux buts pour se qualifier. Un peu couillon… Vue nocturne du stade mythique du Maracanã à la mi-temps de France - Equateur, pendant la Coupe du Monde 2014 Le soir, on va fêter la qualification au Rio Scenarium, club de samba du quartier de Lapa où on retrouve une bonne brochette de supporters de tous bords qui se déhanchent sans grâce, et à des stades variés d’alcoolisation, sur des airs fredonnés par une superbe chanteuse à moustache. On est bien au Brésil. On reviendra. Photos Rio de Janeiro


Temps d’orage

Quelques photos de nuages menaçants au coucher de soleil, lors d'un épisode orageux particulièrement intense en France en juin 2014.

C'est le sport national en France. Pendant les quelques mois de printemps, on se désole du temps épouvantable. Il fait froid, il pleut, il fait gris. Où sont donc passés ces beaux jours du mois de mai où la température était douce, le ciel sans nuage et les décolletés ambitieux ? Y'a plus de saisons. Et cette histoire de réchauffement climatique, je me demande bien d'où ils la sortent, les scientifiques. On se gèle depuis 6 mois. Encore un truc pour nous faire acheter des climatiseurs. Et puis, d'un coup, il se met à faire beau, à faire chaud. Trop chaud. C'est pénible toute cette chaleur. Moi ça m'abat complètement. Je transpire, j'ai le cerveau qui ramollit. Sans compter qu'il est encore assez mal vu d'aller au bureau en jupe ou en petite robe d'été quand on est un mec. Si c'est pas de la discrimination, ça... Heureusement, ça va pas durer, ça va péter. C'est pas normal cette chaleur. Et dimanche soir, ça a pété. Et bien en plus. Grêlons de la taille d'une balle de ping-pong, pluie de mousson qu'on n'aurait pas dédaignée à Bombay ou à Manille, tonnerre fracassant. On avait mis les petits plats dans les grands. C'était bien, enfin. C'était encore mieux après, quand les nuages noirs gorgés de pluie d'orage menaçaient la campagne dorée par le coucher du soleil. L'été 2014 s'annonce sous les meilleurs auspices. Coucher de soleil un soir d'orage dans la campagne d'Eure-et-Loir, en France Trouée au milieu des nuages noirs d'orage en Eure-et-Loir Des nuages noirs menacent la campagne en fin de journée, en Eure-et-Loir Nuage après l'orage dans le lieu-dit Les Mordants, en Eure-et-Loir      


Promenade de printemps à Rouvres, Eure-et-Loir

Promenade photographique dans les champs aux alentours de Rouvres, en Eure-et-Loir, au printemps...

Situé à quelques kilomètres de Paris, Rouvres est un village au milieu des champs d'Eure-et-Loir, dans la région Centre. C'est une région vallonnée et belle, surtout au printemps quand les champs de colza teintent d'un jaune éblouissant des pans entiers du paysage. Je vais régulièrement courir entre le lieu-dit des Mordants et le village de Rouvres, passant devant la maison du Maire pour lui voler quelques pommes puis devant le moulin du compositeur Michel Legrand et à chaque fois je m'émerveille des couleurs et des jeux de lumières dans les champs. Alors cette fois, j'y suis allé en marchant, avec mon appareil photo et voici une petite sélection de clichés de la campagne de Rouvres au printemps. Champ de colza près du lieu-dit des Mordants en Eure-et-Loir dans la lumière de fin de journée Jeu de lumière dans un champ près de Rouvres, en Eure-et-Loir L'orage menace au-dessus d'un champ de colza près du lieu-dit des Mordants, en Eure-et-Loir Feuilles d'érable dans la campagne d'Eure-et-Loir au coucher du soleil   Patchwork de couleurs dans les champs près de Rouvres, en Eure-et-Loir


Black Rock Oceanfront Resort – Ucluelet

Le Black Rock Oceanfront est un hôtel au luxe feutré à Ucluelet, sur l'île de Vancouver, idéal pour explorer le Pacific Rim National Park.

Le Black Rock Oceanfront Resort est un superbe hôtel situé à Ucluelet, sur l’île de Vancouver, dans la région de la Colombie Britannique au Canada. Hôtel au luxe feutré perché sur les falaises battues par les vents, l’océan et la brume, le Black Rock Oceanfront est une base idéale pour explorer le Pacific Rim National Park et Tofino. Black Rock Oceanfront Resort : le choix de la tranquillité Tout voyage dans l’Ouest du Canada doit passer par l’île de Vancouver. Cette longue bande de terre située sur la côte Ouest du Canada regorge de paysages magnifiques : depuis les forêts et les cascades du Strathcona State Park jusqu’aux magnifiques plages de la côte Pacifique en passant par l’observation de l’abondante vie sauvage un peu partout sur l’île (ours noirs, grizzlys, orques, baleines, fish eagles, etc.). Les chambres du Black Rock Oceanfront donnent sur de grandes terrasses d'où l'on peut voir l'océan et la forêt. Pour explorer le Pacific Rim National Park, il y a deux bases possibles situées chacune à une extrémité du Parc, à 35 kilomètres l’une de l’autre : Tofino, très fréquentée, et Ucluelet, beaucoup plus confidentielle. Le Black Rock Oceanfront Resort, à Ucluelet est une excellente option pour être plus tranquille, dans des paysages un peu plus tourmentés qu’à Tofino. Notez toutefois qu’au mois d’août (surnommé « Fogust » par les autochtones) le brouillard est plus persistant à Ucluelet qu’à Tofino. La chambre du Black Rock Oceanfront Resort Les chambres du Black Rock Oceanfront sont grandes et luxueuses. Sur le site de l’hôtel, il y a 25 catégories différentes et il est difficile de s’y retrouver au moment de la réservation. Je suis donc parfaitement incapable de dire dans quelle catégorie de chambre je me suis retrouvé. Ce qui est sûr c’est que les seuls éléments qui changent vraiment d’une catégorie à l’autre sont la taille de la chambre et son orientation (vue forêt ou vue océan). Le salon d'une chambre du Black Rock Oceanfront, à Ucluelet. La fenêtre donne sur la forêt pluviale. Quoi qu’il en soit, les chambres sont très belles, avec une jolie déco design, beaucoup d’espace et de grandes terrasses. Nous avions un grand salon et une chambre avec de grandes baies vitrées donnant sur la forêt (et partiellement sur l’océan). Dans la salle de bain, la baignoire a vue sur la chambre et, au loin, la forêt grâce à une ouverture dans le mur. Bref, les chambres du Black Rock Oceanfront Resort sont très plaisantes. Les parties communes Le Black Rock Oceanfront Resort est un grand bâtiment qui dispose d’un restaurant avec terrasse quand le temps le permet et d’un bar équipé d’un cheminée design (façon Murano). Il y a également une piscine et un jacuzzi en plein air, une salle de fitness moderne et un spa. Rien de spécial à dire sur les parties communes dont la décoration est au diapason des chambres, tout à fait plaisante. Les repas au Black Rock Oceanfront Nous avons pris un petit-déjeuner et un dîner au Black Rock Oceanfront. Les repas sont tout à fait convenables dans un style pas ultra raffiné (la gastronomie n’est pas un gros point fort du Canada). Je recommande le steak de bison, goûteux et bon pour la santé (meilleur que le bœuf, moins bon que l’élan d’après les autochtones), et l’assortiment de bières qui permet d’en tester un certain nombre. La salle du restaurant du Black Rock Oceanfront Resort. En août, il y a beaucoup de brouillard à Ucluelet mais en règle générale, on voit l'océan depuis le restaurant. Niveau petit-déjeuner, nous avons commencé le séjour par une déconvenue. Quand nous sommes arrivés, en milieu de service dans une salle à manger à moitié vide, le maître d’hôtel nous a immédiatement indiqué que la cuisine était saturée et qu’il nous faudrait attendre au moins 45 minutes pour être servis. Nous ne sommes pas restés, un peu consternés qu’un hôtel de ce niveau, en plein mois d’août, soit incapable de d’assurer un service correct. Le lendemain, nous avons tout de même réussi à petit-déjeuner à l’hôtel. C’était tout à fait bon. Les activités au Black Rock Oceanfront Le Black Rock Oceanfront est surtout l’occasion de découvrir la nature sauvage de la côte Ouest de l’île de Vancouver. Les activités sont donc légion. L’hôtel est situé sur la Wild Pacific Trail, un réseau de sentiers suivant la côte, entre forêt et océan. Selon que l’on part à gauche ou à droite en sortant de l’hôtel, on peut faire chacune des trois sections de la Wild Pacific Trail : Brown’s beach, Big beach ou Lighthouse Loop (8 km au total). La plage de Chesterman est tout près de Tofino et du Pacific Rim National Park Le vrai point d’orgue de la région est le Pacific Rim National Park qui regroupe une succession d’immenses et magnifiques plages de sable auxquelles on accède par des sentiers agréables au milieu de la forêt pluviale. Au moins deux jours ne seront pas de trop pour explorer la côte. Enfin, parmi les autres activités possibles, on compte : - Le surf : Tofino, est un haut lieu du surf et vous trouverez très facilement des boutiques qui louent tout le matériel. - L’observation de la faune : au mois d’août, des croisières de 2-3h permettent d’aller observer les baleines et les ours noirs (voire des grizzlys si vous êtes chanceux). - Le tour de l’île en hydravion : cette activité est très chère et soumise aux conditions météo mais permet d’aller voir les glaciers et cascades intimidants du centre de l’île de Vancouver. Avec le brouillard qui se déchire et s’accroche aux reliefs des îles, cela donne aussi des panoramas impressionnants sur la côte. Depuis un hydravion, on voit bien le brouillard se déchirer autour de la côte Ouest de l'île de Vancouver, près de Tofino. Le Black Rock Oceanfront en pratique Voir le site du Black Rock Oceanfront Tarif : A partir de 170 € / nuit en chambre et petit-déjeuner Y aller : Le Black Rock Oceanfront est situé à Ucluelet, sur la côte Ouest de l’île de Vancouver. Il existe des vols pour Tofino au départ de Vancouver ou de Victoria mais le moyen le plus fréquent pour venir depuis le continent est de prendre le ferry pour Nanaimo. De là, il faut compter un peu moins de 3h de route (il y a de jolies étapes sur la route).


Top 5 des destinations pour les vacances d’été

Un petit guide pour sélectionner votre destination pour les vacances d'été. Vous êtes plutôt Cuba, Grèce, Bolivie, Namibie ou Australie ?

L’été, c’est l’enfer du voyageur. Depuis que des millions de touristes jadis parqués à Sanary-sur-Mer peuvent désormais partir à la découverte de contrées lointaines et exotiques, on peut être au fin fond de l’Amazonie et encore tomber sur l’infâme Jean-Christophe de la compta qu’on se faisait une telle joie d’éviter pendant deux malheureuses semaines. Surtout aussi parce que le mois d’août, ce n’est la bonne saison nulle part. C’est la saison des pluies en Asie et en Amérique centrale, la canicule aux Etats-Unis et au Moyen-Orient, il flotte en Islande (comme toute l’année me direz-vous), il fait froid dans les îles de l'Océan Indien. Bref, c’est toujours un casse-tête de trouver une destination adaptée aux vacances d'été. Voici donc mes 5 recommandations de destinations de vacances pour cet été. 1. Cuba Che Guevara veille sur un carrefour à Cienfuegos On commence par une destination un peu contre intuitive pour l’été. En août, c’est la saison humide et chaude à Cuba. La température est parfois un peu pénible à supporter et il pleut quasiment tous les jours. Mais la saison humide, comme dans pas mal de pays de "mousson", ça consiste en général en une grosse averse plutôt bienvenue en milieu d’après-midi, à l’heure de la sieste. Le reste du temps, c’est un grand soleil qui brille. Pour les photographes, le temps orageux offre régulièrement des lumières et des ciels splendides. Cuba, c’est aussi la destination idéale l’été pour mélanger séjour culturel et plage. Enfin, c’est plutôt la saison basse et ça, c’est toujours bien. Alors, on révise l’histoire de Che Guevara et on va se gaver de daiquiris à la Floridita. Cuba en pratique : - Combien de temps on reste : entre 10 et 20 jours. - Comment on se loge : chez l’habitant, dans les Casas Particulares. On commence chez Marta e Israel à La Havane et on leur demande de nous recommander une casa pour l’étape d’après. Et ainsi de suite. - Comment on se déplace : en voiture de location (prévoyez une bonne demi-journée à La Havane pour remplir toutes les formalités, le Cubain a la formalité tatillonne). - Quel budget : sur place la vie n’est pas très chère, surtout si on voyage en casas particulares (dans les hôtels des plages réputées, les prix grimpent vite). Le billet d’avion transatlantique est toujours un peu coûteux mais en s’y prenant à l’avance et en étant un peu flexible, on peut trouver des vols à moins de 1 000 €. - Un exemple d’itinéraire : http://jeremie-noel.com/itineraire-16-jours-a-cuba/ - Le conseil en plus : si vous allez à la plage, évitez Varadero ou Cayo Coco et allez plutôt dans les Cayerias del Norte où vous pourrez encore trouver des coins pas trop fréquentés. - Un aperçu de ce qui vous attend : http://jeremie-noel.com/gallery/photos/amerique-centrale/cuba/ - A savoir : les Cubains ne savent pas faire les mojitos. Buvez des daiquiris. 2. La Bolivie L'île Incahuasi (ou Isla del Pescado) au milieu du désert de sel d'Uyuni, en Bolivie. Globalement, l’Amérique du Sud est une très bonne destination pour l’été. Mais la Bolivie est un petit bijou, moins couru que le Pérou tout proche. L’été, c’est la saison sèche de l’hiver austral. Sur l’Altiplano (la partie andine de la Bolivie, la plus belle), il fait beau tout le temps, la température est agréable le jour (20-25°) et froide la nuit (parfois jusqu'à -10°). La Bolivie vaut d’abord pour les paysages exceptionnels du Sud Lipez : les lagunes multicolores et peuplées de flamants roses, les volcans, les villages abandonnés au milieu de l’altiplano, les nuits de turista dans des hospedajes muy muy basicos et surtout le panorama irréel et sublime du désert de sel d’Uyuni. Mais le reste du pays vaut largement le détour aussi : La Paz la nuit, l’ambiance coloniale de Sucre, les mines d’argent de Potosi, les randos à cheval dans l’arrière-pays western de Tupiza et la tranquillité de l’Isla del Sol sur le Lac Titicaca. Comme disait Butch Cassidy : “Kid, next time I say let’s go to Bolivia, let’s go to Bolivia.” La Bolivie en pratique : - Combien de temps on reste : 2 à 3 semaines. - Comment on se loge : dans des petits hôtels pas chers la plupart du temps (ambiance assez roots), dans des refuges dans le Sud Lipez. - Comment on se déplace : en bus la plupart du temps, en 4x4 avec chauffeur dans le Sud Lipez. - Quel budget : sur place la vie et les hébergements ne sont vraiment pas chers. La location du 4x4 est un peu plus coûteuse mais vous pouvez partager avec d’autres voyageurs. En revanche, il n’y a pas de solution bon marché pour le vol (difficile de trouver moins de 1 100 – 1 200 €). - Un exemple d’itinéraire : http://jeremie-noel.com/itineraire-3-semaines-bolivie/ - Le conseil en plus : pour les froides nuits en refuge du Sud Lipez, n’hésitez pas à vous munir d’une bonne vieille bouillotte de grand-mère. Ca peut vous sauver la vie. Ah, et évitez les soupes dans les stations-services où les bus font étape la nuit. - Un aperçu de ce qui vous attend : http://jeremie-noel.com/gallery/photos/amerique-du-sud/bolivie/ - A savoir : les Boliviens sont les champions intersidéraux de la grève. Ils ont même un jour férié pour les chômeurs. Ah, et si vous aviez l'intention de visiter les mines d'argent de Potosi, sachez que les scientifiques considèrent qu'elles auraient du s'écrouler en 1984... toujours motivés ? 3. La Namibie Survol du désert du Namib en montgolfière, en Namibie. L’Afrique australe, c’est l’autre très bon plan pour l’été : Afrique du Sud, Botswana, Mozambique, Madagascar… ce ne sont que des bonnes idées. Mais mon coup de cœur, c’est la Namibie. Les paysages y sont aussi variés qu’en Afrique du Sud mais le pays est globalement plus sauvage et moins domestiqué (ça veut aussi dire que vous allez vous cogner quelques kilomètres de pistes un peu pénibles). En été, c’est l’hiver austral, donc la saison sèche. Il fait chaud dans la journée et frais le soir. La lumière est belle et il fait beau tout le temps (sauf sur la côte Atlantique où le temps est brumeux quasiment toute l’année). C’est aussi la meilleure saison pour les safaris car la végétation et l’eau sont rares, ce qui facilite l’observation des animaux (qui se regroupent autour des points d’eau). Parmi les musts absolus : les safaris dans le Parc National d’Etosha, les formations rocheuses étonnantes du Damaraland, les dunes qui se jettent dans l’Atlantique à Walvis Bay et le désert orange sublime du Namib. Pour ceux qui ont du temps et l’esprit aventurier, il parait que la Skeleton Coast (Nord de la côte atlantique) est l’un des endroits les plus beaux et sauvages du pays. La Namibie en pratique : - Combien de temps on reste : 2 à 3 semaines. Mais ceux qui ont du temps peuvent facilement prolonger pour aller en Afrique du Sud, au Botswana ou aux Chutes Victoria (août y est la meilleure saison aussi). - Comment on se loge : en camping (ou la tente sur le toit de la jeep) pour les plus roots, dans des lodges plus ou moins luxueux pour ceux qui veulent un peu de confort. - Comment on se déplace : en voiture de location. - Quel budget : quoi qu’on choisisse, c’est un voyage plus cher que Cuba ou la Bolivie. On peut limiter les frais en faisant du camping mais, à mon avis, ça vaut aussi le coup de casser sa tirelire une fois de temps en temps pour profiter de certains lodges de luxe vraiment merveilleux (le Mowani Moutain Camp par exemple). Côté vols, on reste dans des tarifs autour de 1 000 €, peut-être un peu moins en s’y prenant à l’avance. - Un exemple d’itinéraire : http://jeremie-noel.com/itineraire-namibie-botswana-chutes-victoria/ - Le conseil en plus : craquez pour le survol du désert du Namib en montgolfière, on a l’impression d’y voir la terre dans son état originel. - Un aperçu de ce qui vous attend : http://jeremie-noel.com/gallery/photos/afrique/namibie/ - A savoir : comme les gens du Nord ou la famille royale française, les guépards namibiens sont tous consanguins. 4. Les Cyclades en Grèce Le port traditionnel de Klima, à Milos dans les Cyclades grecques Ah, il fallait bien une destination de pedro dans cette sélection. Les Cyclades, c’est probablement la destination la plus courue d’Europe au mois d’août (après la Croatie, faut pas déconner). Et c’est toujours un peu humiliant de se retrouver parqué dans un ferry blindé de touristes qui ont eu la même idée que soi. L’avantage des îles grecques pourtant, c’est qu’elles sont nombreuses, très nombreuses (demandez à Ulysse). Du coup, si on évite les plus connues (Santorin, Mykonos, Paros, Ios, etc.), on peut tomber sur des joyaux qui n’ont pas encore été trop colonisés par des hordes de touristes. Et rien ne vaut le bleu infini de la mer Egée, les salades grecques et les poissons grillés sur la plage, les après-midi à sauter depuis les rochers et les soirées d’été en terrasse, les cheveux volant dans le vent tiède. Il vous faudra faire vos petites recherches pour définir un itinéraire qui colle avec les bateaux mais je recommande particulièrement : - Sifnos : toute petite île très tranquille et assez vallonnée avec quelques randos sympas (celle du Profitis Ilias vaut le coup), très peu de plages de sable mais sur les grands rochers plats, on est bien aussi. - Milos : un peu plus courue mais plusieurs endroits vraiment jolis comme le port traditionnel de Klima ou les formations rocheuses étonnantes de Sarakiniko. - Amorgos : mon coup de cœur absolu. L’île est assez grande et on n’a donc pas l’impression d’être entassés avec les autres. L’eau y est d’un bleu sublime et il y a de nombreuses possibilités de randonnées dans les petits villages et les montagnes. Ne ratez pas non plus la Panaghia Chozoviotissa, un monastère creusé à même la falaise qui surplombe la mer. Les Cyclades en pratique : - Combien de temps on reste : entre 10 et 20 jours. Le principe de changer d'île tous les 3-4 jours fonctionne bien. - Comment on se loge : il y a tout le choix du monde, des petites maisons d’hôte simples jusqu’aux grands hôtels de luxe en passant par les appartements ou maisons de location. - Comment on se déplace : en ferry entre les îles (horaires et réservations sur le site de Greeka). Sur les îles, soit avec les bus publics soit en louant voiture, quad ou scooter. - Quel budget : on peut aller dans les Cyclades avec plus ou moins n’importe quel budget. On peut le faire en routard ou en grand luxe. - Un exemple d’itinéraire : http://jeremie-noel.com/itineraire-2-semaines-dans-les-cyclades-grece/ - Le conseil en plus : tous les Grecs ne s'appellent pas Nikos. Je l'ai appris à mes dépends. - Un aperçu de ce qui vous attend : http://jeremie-noel.com/gallery/photos/europe/grece/ - A savoir : en fin de journée à Oia, la ville iconique de Santorin, on fait la queue dans les rues de la ville pour assister au coucher de soleil. Et quand le soleil se couche effectivement, on applaudit. Oui oui. 5. L’Australie Vue sur la baie de Sydney, en Australie En juillet - août, c’est l’hiver en Australie. Mais comme les Australiens savent vivre, l’hiver n’est pas la période sinistre et grise que nous subissons chaque année. C’est un moment où il fait bon et sec. L’Australie, c’est le paradis de l’aventure à la cool, des paysages qu’on découvre une bière à la main et des inventions stupides (le babyfoot humain, le foot australien, le wombat). En juillet – août, c’est la bonne saison presque partout en Australie sauf sur la côte Sud. La mer n’est pas très chaude (22-23°) mais l’eau est bleue et surtout vierge des méduses meurtrières (les « stingers ») qui pullulent lors de l’été austral. En revanche pour les requins et les crocodiles, vous vous démerdez. Quelques idées en vrac : les plages interminables et la forêt Daintree dans le Queensland, les parcs nationaux de Kakadu et des Bungle Bungles, le Red Center et le rocher mythique d’Uluru, l’ambiance relax de Sydney ou encore la plongée sous-marine sur la Grande Barrière de Corail. L’Australie en pratique : - Combien de temps on reste : au moins 3 ou 4 semaines (et vous aurez envie de revenir). - Comment on se loge : l’Australie est le paradis des backpackers mais toutes les catégories d’hôtels existent. Dans certaines régions toutefois (la côte Ouest de Broome aux Bungle Bungles par exemple), c’est camping ! - Comment on se déplace : en avion (les distances sont très longues) et en 4x4 ou en bus. - Quel budget : le vol est très cher, distance oblige. Sur place, on peut se débrouiller avec à peu près n’importe quel budget. - Le conseil en plus : just grab a beer and go watch sunset. - A savoir : un jour, tous les animaux les plus dangereux du monde ont tenu un colloque en Australie... et ils n'en sont jamais repartis.


Clearwater : plongée au coeur du Canada profond

Porte vaguement civilisée pour accéder au Wells Gray Provincial Park, Clearwater a le charme discutable des bleds absurdes de l'Amérique profonde... au Canada !

Même pour le voyageur le plus aguerri, la définition de l’itinéraire idéal reste un exercice périlleux. Le commentaire un brin emphatique du Lonely Planet, l’enthousiasme démesuré d’un collègue néophyte ou la pure malveillance d’un autre touriste piégé ont tôt fait de vous égarer dans des endroits sans le moindre intérêt. Souvent, on se fait berner par des noms qui évoquent l’exotisme, l’aventure, le mystère, le voyage. Imaginez ma déception en découvrant que le seul intérêt de la sensuelle Vera Cruz est son médiocre aquarium ou que le désert du Kalahari est en fait une sorte de champ de blé vaguement vallonné. Clearwater ou l’Amérique profonde Parfois l’erreur est plus inexplicable. Et c’est ainsi que j’ai découvert la fabuleuse bourgade de Clearwater, ville étape de la Colombie Britannique dont le nom, aussi bien que la réalité, évoque ces incroyables bleds de l’Amérique (ou du Canada en l’occurence) profonde peuplés de bouseux magnifiques à la Twin Peaks. Après 10 jours dans la majestueuse région des Rocheuses canadiennes, le choc est un peu sévère. Le magnifique centre de conférence international de Clearwater, en Colombie Britannique (Canada). Microsoft songe à y organiser son prochain séminaire. Mon premier contact avec Clearwater est avec un centre de conférence pas tout à fait international puis avec l’inévitable excursion au centre d’information, sorte de caverne d’Ali Baba où le touriste plein d’espoir vient glaner l’assurance que son séjour dans la région sera exceptionnel. J’y arrive à l’heure de pointe. Nous sommes en effet trois touristes, au bas mot, à guetter les hôtesses débordées par ce flot inattendu de visiteurs. Mon choix se porte naturellement sur la délicieuse Ronny. De Ronny, on peut dire que si la qualifier d'énorme tient sans doute de l'exagération, la considérer comme stupide relève incontestablement du délicat euphémisme. Au moment où c’est à moi, son téléphone sonne. C’est sa coloc - que l’on imagine au moins aussi gironde - qui s’inquiète du nombre de nuggets que Ronny veut pour son dîner. Après l’avoir éconduite sur un ton affairé, Ronny lève sur moi un regard interrogateur. A Clearwater, le soleil se couche à… l’Ouest ? Je commence à tester son incompétence par quelques questions standards sur les balades de la région de Clearwater. Rassuré par le ton monocorde sur lequel elle débite des informations toutes plus inutiles les unes que les autres, je me décide à poser la question piège que je préparais depuis un moment : ”Tell me Ronny, what would be a good spot to watch sunset?” A mesure que je pose ma question, je vois passer dans son regard l’incompréhension d’abord, puis la stupeur et enfin une authentique terreur. Le coucher de soleil… c’est bien la première fois qu’on la lui fait celle-là. Le fameux buffet Chinois "all you can eat" du Dutch Motel. Un must absolu à Clearwater... Reprenant doucement ses esprits, je la vois gagner du temps. “Le soleil se couche à l’Est ou à l’Ouest ? A… l’Ouest ?”, hasarde-t-elle en quêtant mon approbation du regard. Un moment tenté de pousser le sadisme un peu plus loin, je finis par opiner. Elle commence par bredouiller quelques indications puis, sans doute effarée par l’ampleur de la tâche, finit par renoncer. Je sens qu’on va bien rigoler à Clearwater. Dans l’antre de l’ogresse La suite de ma découverte m’emmène dans la guest house qui me servira de camp de base pour les deux prochains jours. Dans ma chambre, la décoration évoque à nouveau le bon goût légendaire de l’Amérique profonde. S’y cotoient en effet pêle-mêle des tableaux infâmes représentant Lancelot du Lac en extase devant Guenièvre, la Cène ou une villa méditerranéenne, des pendules ornées de roses en céramique, une photo de la fille de la maison dans un cadre fleuri et des assiettes accrochées au mur. La totalité de la bâtisse est par ailleurs tapissée d’une moquette turquoise qui recouvre jusqu’à la lunette des toilettes. Le kitsch est un art. Grosse fréquentation au mall de Clearwater. On comprend que le liquor store soit l'unique réconfort des habitants... L’ogresse qui tient la maison d’hôte semble vivre dans la cave. Elle m’indique une sonnette pour la prévenir quand j’ai besoin de quelque chose. Chaque fois que je l’actionne, elle émerge de son sous-sol pour m’entretenir de son étonnante conversation. Nous parlons d'abord de Paris, où elle est allée quelques jours il y a 30 ans, et qui est sa ville préférée. A ce propos, elle me demande des nouvelles de la polémique concernant la construction de la Pyramide du Louvre... hum, c'est pas nouveau nouveau cette histoire. Plus tard, elle évoque sa haine farouche de la violence, surtout à la télévision, alors que je vois derrière elle les grands films pacifistes Inglourious Basterds, Blood Diamond et Funny Games parmi ses DVD. Ceci mis à part, elle est simplement adorable. Spahat et Helmcken falls : le clou du spectacle Une fois installé, il est enfin temps d’aller découvrir le Wells Gray Provincial Park, la raison initiale de cette étape à Clearwater. J’y fais quelques jolies randonnées mais le clou du spectacle est sans aucun doute les deux grandes et belles cascades Helmcken Falls et Spahat Falls. La nature y est très belle mais après les paysages splendides de Banff et Jasper, difficile de ne pas rester un peu sur sa faim. La cascade d'Helmcken Falls fait 141 mètres de haut et est le principal point d'intérêt du Wells Gray Provincial Park, près de Clearwater. Clearwater : course de pick-up, atelier saucisse et bible camp En rentrant à Clearwater, je découvre quelques nouvelles pépites. Ici des fermiers empaillés décorent le portail d’une maison, là un motel miteux vante son buffet chinois “all you can eat” à peine concurrencé par le “steak & prawns” du vendredi proposé par l’auberge voisine. Un petit peu effrayants ces fermiers empaillés sur une palissade... A 17h, le mall tout proche est désert. La seule voiture de l’immense parking est arrêtée devant un liquor store.  En découvrant sur la devanture du supermarché les prochains grands évènements qui vont agiter Clearwater, j'envisage la place considérable qu'il doit avoir dans la communauté : course de pick-up dans la boue, atelier saucisse chez Vicki, voyance chez Erica ou pédicure chez Marg. Un shot d'alcool à brûler s'il-vous-plait. Vite. Le tableau des prochains évènements à Clearwater. Alléchant. Une dernière interrogation sur le genre de forfait qu’ont dû commettre les pauvres enfants pensionnaires du Bible Camp de Clearwater et je poursuis ma route vers la splendide île de Vancouver. Finalement, on se sera bien amusé à Clearwater… ne manquez pas d’y passer.


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